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Tome cinqième.
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DES PLACE9 FORTES.

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» la tranchöe facilitera les attaques des» retranchemens ä la gorge quand il» en sera temps. »

On voit, par ce detail, que M. deVauban , fidele ä son principe, veutqu’on täche de s’emparer de la demi-lune, pied ä pied, et non de vive-force.Telle est sa maxime, constammentcouronnöe du succös, tant qu’il est pos-sible d’en faire usage : celle de l’as-siögö doit donc ßtre au contraire d’em-pöcher, de toutes les maniöres possi-bles, que l’ennemi puisse empörtercette möme demi-lune autrement quede vive-force. En efifet, dans une at-taque de vive-force, il est Evident qu’äbravoure ögale entre l'assiögeant etl’assiögö, celui-ci doit l’emporter, caril ne peut ötre attaquö que sur unfront ögal au sien, ainsi le nombre nefait plus rien en ce moment, et l’a-vantage de la position est, sous tousles rapports, pour lui : il ne peut ötreinquiötö sur ses derriöres, et c’est luiau contraire, qui par ses sorties inopi-nöes pourra surprendre ceux de sonennemi, en möme temps qu’il aura pumönager quelques piöces d’artilleriepour le prendre ä revers. Enfin la re-traite est assuröe par le reduit, nonpas pour y trouver un dernier refuge,mais pour en döboucher cent fois desuite et reprendre la position rootnen-tanöment abandonnöe.

Puisque l’avantage est tout pour l’as-siögö, dans le cas de l’attaque de vive-force, c’est ä lui de reduire l’assiögeantä ne pouvoir l’attaquer autrement. Lamarche ä suivre est la möme que cellequi a ötö prescrite pour la defense dela contrescarpe; mais ä la bräche, >’«-vantage est bien plus grand puisque lefront d’attaque est plus resserrä, lefoyer des corns de räserve plus rappro-chö, et que l’ennemi ne peut abordercstte bräche que par de longs döülös.v.

II s’agit donc d’empöcher que l’en-nemi n’ötäblisse son logement au hautde la bräche, que de lä il ne s’ötendede droite et de gauche pour vous cer-ner et embrasser bientöt tout le terre-plein de l’ouvrage, ainsi oue le crescritM. de Vauban .

Comme tout ce travail s’exöcute piedä pied, en cheminantä la sape, il faut,pour l’arräter. harceler saus aucuneinterruption les tötesde sape. Chacuned’elles est conduite par quelques tra-vailleurs sans moyens de döfense, etsoutenus seulement en arriöre par unträs pellt nombre de soldats; il n’y adonc qu’ä tenir au plus präs de cestravailleurs, de mödiocres dötache-mens abritös jusqu’au moment d’agir.

Ces dötachemens ne laisseront pasan instant les travailleurs tranquilles;ils tomberont sur eux avec vivacitö,les tueront, renverseront leurs tra-vaux commencös, et seront retiräsavant que les soldats destinös ä sou-tenir ces travailleurs soient arrivös,quelque diligence qu’ils puissent faire.D’autres fois les petits dötachemens del’assiögö chasseront les travailleurs enjetant force grenades dans la töte desape; d’autres fois enfin, ils la culbute-ront par une fougasse ou l’explosiond’une simple bombe enterräe ä proxi-mite.

Si la chute de l’escarpe n’a pas en-trainö le parapet, et que l’ennemicherche ä se couler dans son öpaisseucpour gagner insensiblement les epau )les de l’ouvrage ä droite et ä gaucheil suffira de tirer du reduit avec de groscanons dans ce parapet; car, quoiqu’iJsoit ä l’öpreuve, comme le logemenlde l’ennemi le partage en deux suivantsa longueur, le boulet percera jusqu’äce logement et y tuera les travailleurs.Le möme moyen peut ötre employödans un grand nombre d’oeeasions, et