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Tome cinqième.
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DE T.A DEFENSE

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it est surprenant qu’on ne se ?oit pointencore avisö de le mettre en usage. Sile parapet etait encore trop 6pais pourque le boulet püt atteindre Pennemidans son logement, il suffirait de le dö-maigrir un peu. Lesobus pourront 4treemployes dans ces occasions avec en-core plus de succfes.

Mais un moyen plus efficace encore,sera celui de pratiquer quantit6 de cou-pures perpendiculairement depuis l’es-carpe jusqu’ä la gorge, ce qui fera dePouvrage une suite alternative de tra-verses epaisses de trois ou quatre toi—ses au sommet, et de fossds profonds,par exemple de douze pieds et large demßme au fond. Alors les sapes de I’en-nemi ne pourront cheminer sans tra-verser ces fossßs qui sont des espöcesde lignes de contre approche et sanssefaire prendre enflanc par les fusiliers,ou möme le canon ü cartouche qu’onaura mis ä la gorge dans l’enfilade dechacun de ces fossds. L’assidgd emhn“-que dans ces mömes fossds, dans depelits enfoncemens, et abritd parquelques blindages, s’y trouvera enniesiire de tomber ä chaque instantcomme 1’6'clair sur les travailleurs,ou de les accabler de grenades, ouenfin de s’enfoncer dans le massif destraverses et de faire sauter pibce 4piece toutes les parties du logementde I’ennemi.

Par ces manoeuvres, il est Evident quel’assiege aura rempli son principal objetqui est de reduire Passidgeant ä Patta-quer de vive force, c’est-ä-dire ä luilivrer l’assaut, et ainsi disparaitra, nonpas la supdrioritd de l’artillerie, qu’onne saurait empßcher, mais celle quirdsulte de la marche prescrite parM. de Vauban, et qui est fondee essen-tiellement, comme nous l’avons dit,sur ce principe qu'il faut envahir gra-ducllement et pied fipied, toutes ! s

positions de l’assidgd. L’ennemi nepourra plus attaquer que de vive forcepartout, comme on faisait dans leseiziöme si&cle, lors des döfenses deRhodes, de Metz, de Leyde , et commeon l’a fait encore post£rieurement äOstende , ä Candie, ä L6rida.

11 nous reste donc ä traiter de la der-niere sefcne, mais la plus sanglante etla plus d6cisive, celle des assauts. Lesanciens, qui ne ddfendaient pas leursplaces autrement, nous out appris parleur expdrience comment on devait lessoutenir. L’invention des armes ä feudtant survenue, il fallut modifier lam^thode des anciens, et Pon adoptacelle qui s’est pratiquee jusqu’au marö-chal de Vauban . Depuis cette dpoque,il n’y a presque plus d’assaut, et c’estl’effet möme de sa nouvelle m£thodedes attaques; mais comme nous croyonsavoir prouve que Passage peut tou-jours röduire son ennemi ä ne l’atta-">«er que de vive force, nous pensonsque Ics assauts seront nöcessaire-ment remis en vigueur et que ladoctrine des anciens ä cet 6gard, com-bin6e sur l’usage des armes h feu etdes mines, doit redevenir la base denotre nouveau Systeme de defense. Jene puis donc mieux terminer cet Ou—vrage qu’en rapportant le beau cha-pitre du Chevalier de Ville, sur la ma-niöre de soutenir les assauts.

«C’est ä präsent, dit-il, qu’il faut» desployer ce qu’on a d’inuention,» mettre en ceuure toute sorte d’arti-» fices, et exposer toute la force et le» courage; cartout ce que Pennemy» a fait n’est que pour venir ä Passaut» et entrer dans la place; et toutes les» presparations qu’on fait dans une pla-» ce, tant des fortifications exterieures» que du corps mesme, et toutes les» resistances, ne font que Pempescher» d’entrer en estant si pnrhe II m