682 DE I.A DEFENSE
chevilles de bois. Les bouts serontlaill6s en pointe, ou arm6s d’un ferpointu.
Partout oü il faudra arräter momen-tanüment un mouvement brusque del'ennemi, deux ou trois rang6es de cesötoiles encherätrees formeront uneespece de cheval de frise continu quivaudra mieux qu’une palissade , etqu’on pourra enlever quand on voudrale reporter ailleurs; on peut facilementtrouver le moyen de les attacher surplace l’une ä l’autre par des especes decrochets.
Enfin, nous ne devons pas omettreun autre trää bon moyen d’arräterpour un temps, au bord d’une brecheen haut, l’imp^tuosite de l’assaillant:c’est de creuser, tout le long de cettebreche, un fossö large et profond qu’onremplit de bois ä brüler, de fagotsgoudronnes et de toutes sortes de ma-ttes combustibles. On attend quel’ennemi commence de monter ä l’as-saut, et l’on allume sur-le-champ, detoutes parts, l’amas de bois; on y jette,de plus, des feux d’artifice et nombrede petits sacs de poudre. Aussi long-temps qu’on peut entretenir l’activitäde cette flamme, l’ennemi est arräräet demeure exposö aux feux de flanc,aux tirs en bräche, et aux feux verti-caux qui tombent sur lui. Cette defen-se, propos6e par plusieurs militaires,et particulifcrement par M. Vaultier,me parait encore präferable ä celle
d’entretenir, comme on l’a pratiquäsouvent avec succes, un grand feu aupied de la breche, parce qu’il est plusdifficile ä l’assiege d’entretenir celui-ci, et plus facile ä l’assiegeant de 1’6-teindre, que lorsqu’il est allum6 dansun fosse au haut de la breche.
Dans cet, ouvrage, je me suis attachdau grand principe de la defense, prin-cipe fonde sur celui des meilleures at-taques connues, qui sont celles deM. de Yauban; c’est ä ce mßme prin-cipe qu’il faut rapporter et subordon-ner une foule de details dans lesquelsnous n’aurions pu entrer sans repeterce qui se trouve dans beaucoup d’au-tres ouvrages connus, et sans faire per-dre de vue le but es«entiel vers lequelnous devionstendre constamment. Cebut est le principe <dont nous venonsde parier, principe qui tend ä substitueiles exemples donnes dans le premierchapitre de cette seconde partie, h ceuxque fournissent les journaux de siegesur lesquels ont dt6 bases les calculsrefuräs dans le chapitre VI de la pre-miere , c’est - ä - dire ä substituer lemaximum de la defense au minimum,ou enfin la ddfense par l’arme blancheä la defense par les armes a feu, au-tant que peuvent le comporter la na-ture des choses et les procddes actuelsde l’assiegeant. Nous räsumerons, dansla conclusion qui suit, les fondemensde cette nouvelle et importante doc-trine