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Tome cinqième.
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BE l.A DEFENSE

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par eiempie, sous Fangle de 45 degräs,etsi, au lieu ducanon, on faisaitusage| de mortier sous le mäme angle, il nei serait pas n&iessaire de faire des cou-pures dans les parapets pour les embra-sures; les fusiliers et les mortiers setrouveraiententi&rement ä couvert desfeux directs, et l’on con?oit mämequ’er. s’enfon^ant au-dessous du para-pet, il serait facile d’ätablir des blinda-ges qui garantiraient les hommes atta-ehäs ä ces batteries, des bombes et desricocaets. Il reste donc ä savoir quelest le degre d’efficacitä de ces feuxverticaux, substituäs, comme je le pro-pose ä la plus grande partie des feuxhorizontaux.

Je suppose qu’on ne commence äfaire usage de ces feux verticaux qu’äFätaMissement de la troisiäme paral-lele, parce qu’auparavant les coups se-raici.t trop incertains; depuis cetteepoque jusqu'a l’ouverture des bra-ches. il se passera au moins dix jours,suivtntles calculs les plus restreints.Il s’agit donc de savoir quel sera, pen-dant ces dix jours, 1’effet qu’aurontproduit, dans l’anpäe assiegeante. lesfeux verticaux tiräs de la place.

Lt troisiäme parallele ätant supp<>-säe i cinquante toises des angles flan-quäs des bastions et de la demi Iune,etlecötä extärieur du polygone 6tantsuppose de cent quatre-vingts toises, lechanp occupä parl’armäe assiegeante,entn les deux capitales des bastionsattaquds, sera k peu präs de cent qua-tre-iingts toises, multipliäes par cin-quante toises ou neuf mille toises car-rdes; mais je les porte ä quinze milletoises carrees pour calculer sur le m»-nirmm d’effet, et pour tenir lieu deFespace occupä par l’ennemi, k droiteet ä gauche du front attaque, parcequ’en effet les bonnes rägles exigentJu’il s’ätende des deux cAtfs . cn de-

bordant les capttaTes, pour embrasserle front et contenir Fassiägä.

Maintenant, sur cette ätendue dequinze mille toises carrees, il faut sa-voir la superficie que couvrent reelle—ment, par leurs corps, les hommes del’armde assiegeante, qui composent lestravailleurs et la garde de la tranchäe.On compte ordinairement que ce nom-bre d’hommes doit ätre au moins ägalaux trois quarts de celui qui formela garnison, parce qu’il faut toujoursque cette portion du corps assiägeantseit en ätat de repousser la sortieque pourrait faire la garnison tout en-tere. Supposant donc seulement unegarnison de quatre mille hommes,il faudra au moins trois mille hommesde garde k la tranchäe, c’est-ä-direque le nombre des assiägenns, räpan-dus sur les avenues de la place, seraau moins de trois mille hommes; etpuisque ces avenues occupent, commeon Fa dit ci-dessus, un espace dequinze mille toises earräes, le nombredes assiägeans sera la cinquiäme partiedu nombre des toises carräes occupäespar les mämes avenues, c’est-ä-diredans la proportion d’un homme surcinq toises carrees.

Supposons maintenant que la pro-jection du corps d’un homme sur unesurface horizontale soit seulement d’unpied carre, il faudra trente-six hom-mes pour occuper pleinement et sansinterstices la valeur d’une toise carree;donc, le nombre des assiegeans 6 tu ntd’un homme pour cinq toises carräes,sa projection sera d’un pied carre surcent quatre-vingts, c’est-ä-dire que lasuperficie, occupäe räellement par lesindividus qui composent Farmee assie-geante, sera la cent quatre-vingtiemepartie de tout le charo^ sur leauel s’ä-tendent ses travaux.

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