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Tome cinqième.
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•BS PLM.ES FORTS».

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Cent quatre-vingts coups tirds de la pla-ce en ligne inclinde ou parabolique, undoit frapper l’ennemi dans une longuesdrie de ddcharges; c’est le minimumdes effets que puissent produire lesfeux verticaux, parce que j'ai supposdtoutes les donndes beaucoup au-des-sous de ce qu’elles sont reellement.Par exemple, j’ai supposd l’assidgeantuniformdment repandu sur le terrainqii'il occupe; or, environ la moitie dece terrain est pnsc par les fosses oül’ennemi n’est pas encore, il est con-centrd sur le glacis, oü il est facile deconcentrer aussi tous les feux verti-eaux, ce qui cn double ä peu prds i’ef-fet, surtout en dirigeant ces feux surles capitales oü l’ennemi est plus ras-sernbld. De mdme, j’ai dvalue ä unpied carre seulement la projection ducorps d’un homme; mais un travail-leur courbd, un homme qui marche ouqui a les bras en mouvement. offrebien plus de prise; et d’ailleurs la li-gne ddcrite par la balle ne le frappepas perpendiculairement: eile vientsous un angle qui approche de qua-rante-cinq degrds; et, souscette direc-tion, un homme prdsente une surfaceplus que double de celle de sa projec-tion sur un plan horizontal. Il est doncclair que I’efTet des feux verticaux estbeaucoup plus considerable que nousne l’avons suppose; que le calcul se-rait encore fort restreint, quand noussupposerions que sur cinquante baileslancdes en l’air, il y en a une qui porte;mais, pour dviter les fausses objec-tions, nous nous en tiendrons a notrepremier rdsultat, que sur cent quatre-vingts bailes iemcees, une au moinsfrappe l’ennemi.

Je suppose qu’on dtablisse seulementsix mortiers de douze pouces sur lerempart des bastions attaquds et de lademi-lune, c’est-ä-dire deux sur eha-

cun de ces ouvrages, ä l’angle flanquddans lc sens de la capitale, pour tirerle long de cette mdme capitale, sur leszigzags de l’ennemi, parce que c’est lä,comme nous venons de le dire, qu’il setrouve le plus rassembld.

J’observe d’abord qu’en s’dtablissantderridre le parapet, redressant intd-rieurement ce parapet perpendiculai-rement Ü la capitale, s’enfon^ant dedouze ou quinze pieds dans le terre-plein du rempart, s’dpaulant de droiteet de gauche, et blindant la batterie äl’dpreuve de la bombe, de manidre äne laisser que le jour ndcessaire pourque le feu s’dchappe librement souäl’angle de quarante-cinq degrds, j’ob-serve, dis-je, d’abord que cette batteriede deux mortiers, l’uti h droite, l’autreä gauche de la capitale, se trouveräparfaitement ä l’abri des bombes et desricochets, aussi bien que des feux di-rects. Les derridres de la batterie se-ront laisses tout ouverts pour dviter lafumde, et on fera rdgner autour, söitune barridre, soit un petit fossd plusbas encore que le sol de cette batterie,pour dviter les eclats des bombes quipoürraient tomber aux environs.

Le mortier de douze pouces, dont labombe pese cent cinquante livres, peutlancer un poids dgal de petites bailesde fer battu, d’ün quart de livre cha-cune, ce qui fera six Cents bailes ächaque coup; ainsi les deux mortiersde la batterie lanceront ensemble, hchaque dechafge, dötlze Cents balles,et par conseqüent les Six mortiers destrois batteries eti lanceront, ä chaqueddcharge, trois mille six cents. Donc,puisque, sur cent quatre-vingts balles,une doit porter, sur les trois mille sixcents, il y en aura vingt qui porteront,c*est-ä-dire qü’a chaque deeharge destrois batteries, il y aura vingt des as-sidgeans mis hors de combat.