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Tome cinqième.
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SDK LA FORTIFICATION PRIMITIVE.

ci-dessus, il y aurait avantage pourl'ussiögeantä attaquer deus bastions ä-la-fois.

Mais si nous comparons ainsi, sousie rapport du nombre des piöees hprendre, le nouveau systöme proposöau systfeme actuellement pratiquö,nous voyons un avantage immense enfaveur du premier, puisqu’il s’y trouveneuf piöces h prendre avant d’arriverau retranchement gönöral, tandis quedans le systöme actuel il n’y en a quequatre, en supposant qu’il existe unpa-reil retranchement, et pas une seulelorsque le retranchement n’existe pas,ce qui est le cas ordinaire (1).

Que si maintenantnousconsidöronsla difficultö de prendre chacune de cespiöces particulierement, nous trouve-ron s que l’a vantage est encore beaucouppllls gränd du möme c6tö; car si nouscomparons, par exemple, la defense dubastion dans les deux cas, nous voyonsque, dans le Systeme aujourd’hui pra-tiquö, la bräche s’ouvre h la face de cebastion dös que l’assiögeant est logö surla pointe du glacis de la demi-Iune (dö-faut radical de ce systöme); que son pa-rapet tombe dans le fossö avec l’escarpe,et laisse <i döcouvert tout le terre-pleindu rempart qui est derriöre, et möme

(1) 11 est de fait qu’une place qui n’a point deretranchement, ainsi que le sont presque toulescelles qui existent aujourd’hui, est mise en brd-ehe dbs le quatrieme jour, de ce qu’on peut ap-peier proprement la ddfense rapproehde, c’est-ä-dire depuis le couronnement du cbemin cou-vert, et, par consdquent, obligde dese rendre lesixidme jour au plus tard, si i’on ne veut pasqu’elle soit exposde a Ätre emportde d’assaut, etceta saus que l’epnemi ait une seule piece aprendre. Je pourrais ajouter que meine un re-tranchement ne garantirait point la place decetdvdnement avec des parapets, que la brache en-tratne dans le fossd, comme ceux qui existent.

Systeme appeld moderne ne remddie point äce deiaut inajeur; mais ses partisans prdtendeutqu’il est iwpossible de faire rnieux, et que le

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le retranchement, s’il y en a un ;que la chute de ces terres aplanit labräche et la rend d’un acces facile;qu’enfin, la trouöe, qui existe entrele bastion et la tenaille, donne ä l’as-siögeant la facultö de faire bräche ä larourtine, et de tourner le retranche-ment qui pourrait ötre fait ä la gorgedu bastion. Or toutes ces döfeetnositesdisparaissent dans le nouveau systöme.Pour faire breche au bastion, il fautd’abord s’ötre ötabli sur la contre-gardeou l’avoir fait sauter par une mine, etle peu de largeur de celle-ci ne permetni l’un ni l’autre saus les plus grandesdifficultös. L’assiögö conserve jusqu’ä lafin le parapetde son bastion, la brächedemeure haute et escarpöe ; et si Pen-nend ne vient pas ä bout de dötruire äpeupräs tout le murd’escarpe qui cou-vrele chemindes rondes, Passiögö vien-dra par ce möme chemin des rondesl’attaquer sur ses deux flancs lorsqu’ildonnera l’assaut, ou le harceler dansses tötes de sape, s’il proeöde pied äpied. Ensuite, lorsqu’il voudra s’ötablirsur la bräche, il y sera pris de flanc etde revers, ä bout touchant, par leboulevart du centre, qu’il ne peutbattre en ricochet, et par tout le flancde l’autre bastion, par-dessus cebou-

peu de rdsistance dont ii est susceptible tient ala naiure men» des armes employdes par l’as-sidgeant; mais puisqu’iiest prouvd par l’expd-rience que le mode des altaques conlribue u lgreddition plus ou moins prompte de !a place,pourquoi le mode de ddfense ne contribuerait-ilpas a retarder ou ä empecher cette reddition?Pourquoi De pas convenir d’un fait notoire?C’estque, depuis l’einploi del’arliilerie dans laguerre des sidges, les proeddds de l’attaque sesont inBniment perfectionnds, tandis que ceuxde la ddfense et de la construction sont restdslesmemes, ä tres peu de chose pres? Il est cepen-dant diffleile de croire que la delcnse qui, parsa nature, est subordonnee au mode d attaque,soit parvenue, avant cellc-ci, a son plus bautdegrd de perfeclion.