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»DR LA rORTIFICATlOJi PRIMITIV*.
levart (1); lorsqu’enfin il sera parvenutout en haut pour former son nid-de-pie,il s’y trouvera sous le feu direct du Ca-non du retranchement, et sous la grölede projectiles lancös par les mortiersetpierriers qui sont rangös ä la gorge dubastion.
La prise de la contre-garde de cebastion n’offre pas moins de difficultös,car eile est battue de flaue et de reverspar les feux plongeans du boulevartdu centre et du bastion opposö. Elleest sous le feu direct ä bout touchantde la mousqueterie des cröneaux dubastion qu’elle couvre, et sous celui desgrenades jetöes ä la main du chemindes rondes du möme bastion, qui n’esteloignö du terre-plein de cetie contre-garde que de dix-huit ä vingt mötres.Le talus interieur de cette piece etantä terres roulantes, eile peut ötre priseet reprise maintes fois, avant que l’as-siögeant puisse s’en assurer la posses-*ion definitive. Les sorties pour faireces coups de main nepeuvent ötre em-pöchees que des logemens qui seraientetablis sur la pointe möme de cet ou-vrage; logemens qu’il est comme im-possible de maintenirsous la multitudedes feux auxquels ils seraient exposösde toutes parts, sans pouvoir se couvrirpar le peu d’espace qu’ils occupent.Prötendre se frayer un passage souseette piöce, ä la sape, malgrö le contre-mineur, les sorties, le feu direct descröneaux < et la pluie des grenades lan-cöes du naut de la piece elle-möme, de
(1) On peut, 4 chacun des sngles d’^pauleperpendiculairement 4 la face, (Hablir, pendantle lii'ge, deux piiees de Canon blindes, pour•nfller le chemin des rondes. Ccs pieces serontcouvertes, contre le ricochet, par des pieces debois inclinöes, jusqu'au moment de lassaul; alorsdies seront tout-a-coup d^masqudes, et lenne-mi ne pourra plus lirer sur elles, parce qu’il setrouvera, sur la brache, interpose entre elles ettes propres batteries.
la traverse qui s’appuie sur eile et duchemin des rondes, est encore plusabsurde.
Avant de prendre cet ouvrage, il fauts’ötre emparö du fortin qui est ä sonangle flanquö. Or ce fortin est nonseulement ddfendu par les demi-lunescollaterales et leurs couvre-faces, maisil est par lui-möme, et sans le secoursd’aucune autre piece, capable d’uneresistance opiniätre.
De plus, il est evident que l’ennemine peut s’ötablir sur ce fortin, situödans un angle rentrant, sans s’ötreprealablement empare de la demi-lune, et que, pour ötre maitre de celle-ci, il faut d’abord ötre maitre de soncouvre-face et de son fortin: or ceux-cisont flanquös et döfendus par une im-mense quuntite de feux, tant d’artille-rie que de mousqueterie. Il ne fautdonc pas croire qu’il füt facile ä l’as-siegeant, ni möme qu’il püt lui ötrefortutile de se faire, sur la pointe de cecouvre-face, un logement pour obser-ver les mouvemens interieurs de I’as-siegö; car celui-ci l’aurait bieutöt d6-busque d’un poste si mal soutenu. Eneffet, cette pointe est battue par toutel’artillerie des faces des bastions, parune grande partie de celles de la cour-tine et du boulevart central, et partout le döveloppement de mousquete-rie des deux couvre-faces des deuxbastions. Il n’existe pas un seul point,dans toute la fortification, sur lequelon puisse concentrer une si grandequantitö de feux de tous genres. Si,neanmoins, l’assiegeant veut ä toutprix se maintenir sur cette pointe, ilsera indispensable, ainsi que le prescritM. de Yauban pour tous les cas ana-logues, qu’il pousse son logement dedroite et de gauche jusqu’aux extre-mitös des branches, autrement l’assiö-gö reviendrait, par ces mömes bran-