SDR J.A ror.TIFICATION PRIMITIV«.
eines, rattaquer pnr wis deux flancs, enmiontant ä l’improviste sur ces deuxbrauches, soit par les rampes, soit par/e;s talus interieurs, qui sont ä terresroiuiantes, et qu’on peut adoucir autantqui’on le veut.
En voilä, je pense, assez pour con-vatincre les personnes de bonne foi:c’est pour eiles seulement que j’6cris.D’ autres pourront affirmer, si cela estemtr6 dans leurs viies, qu’une seuleemeeinte, qui est mise en bröche dbs lepremier moment de la defense rappro-chide, vaut mieux que cinq bien cou-ve:rtes, et qu'il faut enlever successive-m«nt ä la sape ou de vive force. II n’ya point de paradoxe qu’on ne puissesoutenir, point de verit6 qu’on nepuisse obscurcir.
En prenant, comme je l’ai fait, dansmOD Traite de la Defense des Places,l’alternative des retours offensifs etde l’emploi des armes ä feu, pour basede cette defense, j’ai supposd que lesattaques etaient dirig^es suivant la m6-
(i) Les demi-mesures perdeüt tout, commeje l’ai ddja dit ailleurs. Bien des personnes croi-raient peut-dtre avoir fait beaucoup, en met-tant dans une place assidgde autant de mortiersou de pierriers que de pieces de Canon, ainsique le propose M. de Vauban. Qu’arriverait-ilalors? C’est que la place serait censde avoir dtdddfendue par des feux verticaux, et que, cepen-dant, n’ayant pas fait une rdsistance beaucoupplus grande que les aulres, on en concluraitque la defense par les fern verticaux ne vautpas mieux que par les feux directs, et le prdjugdne ferait que s’enraciner de plus en plus. MaisM. de Vauban , non plus que tous ceux qui ont,jusqu'ici, le plus recommandd l’usage des feuxeourbes, ne les a jamais considdrds que commeun mojen purement secondaire ; et, dans cettehypothese, c’est beaucoup, en effet, d’armer laplace d’autant de mortiers ou de pierriers quede canons. II n’en est point ainsi lorsque l’onse propose, comme je l’ai fait, de coosiddrerlesfeux eourbes comme moyen principal dans ladefense rapprochde.Ce ne sont pas alors autantde pierriers que de canons qu’il faut employer, j
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thode deM. de Vauban , qui consiste äs’avancer graduellement par des op6-rations toujours bien liöes, ä couvertpar de bons parapets, les flancs bienappuy^s, et c’est conlre de semblablesattaques que j’ai soutenu, et que jesoutiens plus que jamais, qu’il fautprincipalement employer les feux ver-ticaux, comme pouvant seuls atteindrel’ennemi au fond de ses tranch^es (1).Mais si l’on juge ä propos d’abandon-ner les principes de M. de Vauban ; si,au lieu d’approcher pied ä pied, onmultiplie les attaques en l’air et de viveforce, comme au seizi&me siöcle, jeme döfendrai aussi comme on le faisaitau seizieme siöcle, lorsque les si6gesduraient plusieurs ann6es et echouaientle plus souvent. II n’y a point de pactefait entre l’assiegeant et l’assiege pourla maniöre d’attaquer et de d^fendre:et il faut croire que Tun n’est pasmoins attentif que l’autre ä profiter detous les avantages que les circonstanceipeuvent lui offrir.
mais dix fois plus: il faut au moins deux Centsde ces pierriers, dont la moitid soit loujours enaclion: teile est l’idde fondamentale de monSysteme de ddfense; et c’est lä qu'est la nou-veautd. Ces pierriers, pouvant etre de fer couldet de peu d’dpaisseur, coöteralent peu; et,comme ils ne jettent que des pavds avcc de pe-tites chargesdc poudre, la ddpense qu’ils occa-sionneraientserait, enrdsultat, beaucoup moindre que celle qu’exige le mode acluel. De plus,je suis persuadd qu’on pourrait, en tres grandepartie, suppleer ä ccs feux verticaux par desarcs, des arbaletes et la fronde; mais il fau-drait, pour cela, le vouloir, et avoir dans cha-que place, suivant son importance, un bataillonfranc ou une compagnie franche, inamovibleset rompus a ces divers exercices, ainsi qu’au tirde l'arquebuse. Mais, je le rdpdte, ees moyensne sont point exclusifs, et ne doivent diminueren rien l’action des feux directs. C’est de lacombinaison des uns et des autres employds ju-dicieusement avec les retours offensifs, que rd-sultera la bonne ddfense.