Dü SIEGE ET DB BLOCUS DE GENES. 796
troupes furent vivement repoussees,et dans lequel le chef de brigade Mou-ton , commandantla 3 e de ligne (1), etle chef de bataillon Chanu, du mömecorps, furent grievement blesses.
Getto resistance opiniätre de la partde l’ennemi aclieve de justitier cetteentreprise aux yeux du general enchef; et quoiqu’il ne lui reste plus quedeux bataillons de la 2' de ligne, il or-donne au general Miolis de se raettreä Ia töte du premier, et de se diriger surle flanc droit de l’ennemi, et ä l’adju-dant-göneral Thiebaultde.se porter ä latöte des quatre premieres compagniesdu second bataillon, et au pas de Charge,sur son flanc gauche, pendant que lesdeux bataillons de la 3% apres avoir eterallies par le general Poinsot, soute-naient au centre, et dans une positionfavorable, le choc redouble des en-nemis.
Le mouvement de Tadjudant-genö-ral Thiebault, qui ötait le plus direct,etcelui qui coupait la retraite a l’en-nemi, s’il avait pu s’executer vive-ment, donna lieu au combat le plusacharne sur ce point; l’ennerni se de-fendit en desespere; attaque trois fois,trois fois il repoussa cette petite co-
(1) L'armeo doit aux soins vraiment mater-nels de madame Brignole, cliez laquelle le coin-mandant Mouton dtait logd, d’avoir conserve enlui un des ofüciers du mörile le plus rare.
Que cette note serve ä eonsacrer ä cet egarJla reconnaissance de tous ceux qui savent ap-prdcier la vertu, et s’intdresser au sort desbraves.
(2) En ce moment l’adjudant-gdndral Ddgio-vani n’avait que quatre-virigts Fran^ais dansGenes pour le Service de la place et du port.
3) Le cbef descadron Hcrvo mdrite d'etrceite dans cette occasion, par la mauiere dout ilse conduisit. Il est impossible de ne pas nom-mer teile chef d'escadron Martigue, qui se dis-lingua partout par son inlrepidit^el par ia ma-niere dont i! la fit partager aux troupes. Il se-nil de meine injuste de ne pas parier du ci-
lonne. Trop pres pour faire usage desarmes ä feu, le combat continua acoups de crosses et de pierres. Dans laseconde Charge, le citoyen Diey, ad-Joint ä i’etat-major general, fut tuö;peu apres, le capitaine adjoint Mar-ceau fut Messe; mais bientöt, profi-laut de la superiorite du nombre, l’en-nemi enveloppa cette colonne.
C’est alors que le general en cheffit avancer les quatre dernieres com-pagnies du second bataillon de la 2“ deligne, qui elaient tout ce qui lui restaitde troupes en reserve (1). L’adjudant-general Andrieux fut Charge de con-duire ce demi-bataillon, et le genöralMassena lui möme, a travers les pierreset ie feu le plus meurtrier, suivi de sesofficiers, marcha ä Ia töte de ces trou-pes, jusqu’acequ’il eütopöröleurjonc-lion avcc la colonne ä la töte de laquelleThiebault combattait encore. Ge ren-fort decida la victoire, et deux Centsprisonniers en furent le rösultat.
Les adjudatis-generaux Thiebault etAndrieux continuörent ä poursuivrel’ennemi(3), et effectuerent en avantdu fort de Quezzi (4) leur jonction avecles troupes du general de division Mio-lis (5), qui, de son cöle, avait culbutö
toyen James, sous-lieutcnant de la 2 C de ba-taille, qui, par son audace, se couvrit aussi degloire dans cette affaire, apres laquelle il lut
fait lirutenant.
(S) Ce point de Quezzi avait dtd ddsignd pourla construction d’un fort; le traed en diait fait,et l’execution commem.de. Il y avait dejä despartii s de revetement de quaranie pieds dehaut, d autres plus basses, mais sans rempartsen terre, et sans parapels. Trois grandes ouver-tures dans les parties morles, et tres accessibles,eloignaient toute idde de rdlablir ce fort, et niles Autrichiens, ni les Franfais n'avaicnt en-core songd a en tirer aucun parti pour la dd-fense de la position.
(5) Le gdndral älioiis se loue beaucoup de iaconduite du chef de bataillon Manbin et du ea-pitaine Margeri, de ia 2°.