V«»6 JOURNAL DES OPERATIONS MILIT AIRES
toutce qui s’4tait trouvc sur son pas-sage, et avait fait trois cent cinquanteprisonniers.
Sur la droite, l’adjudant-genüralHector, secondü par une sortie faite äpropos par la garnison du fort de Ri-chelieu, et par la Charge que sur sonfront le genüral Miolis fit exücuter augünüral Poinsot, et ä l’adjudant-gene-ral Andrieux , et au moyen de laquelleils enleverent ä l’ennemi ses deux der-niercs redoutes sur le Monte-Rati, fitmettre bas les armes ä un batailloncnnemidequatre cent cinquante hom-mes qui se trouva sans retraite, et quifut pris avec son drapeau. On s’emparadans la möme soirüe de sept ou huitcents üchelles destinües ä l’escalade deGünes et de ses forts, et faites de ma-niüre ä ce qu’on püt y monter jusqu’ätrois hommes de front. Ces echellesfurent, pendant la nuit, brülües parnos troupes.
De son cötü, l’adjudant-geniral Gau-tier, qui, avec trüs peu de monde, oc-cupait une forte colonne ennemie surlarivegaucheduBisagno.luifitsoixanteprisonniers, et l’empücha de prendreles troupes du güneral Miolis ä revers.
Enfin, sur tcut le front de la pre-miere division, l’ennemi se trouva,vers cinq heures du soir, baitu et misen pleine deroute (1).
, Trop habile pour ne pas profiter dereffet que la vue de ces avantages avaitproduit sur ses troupes, le generalSoult, place de maniüre ä planer surles points de ces diffürens combats,saisit cet instant pour ordonner l’at-
(1) Dans son rapport sur les affaires de celtejournde, le capitaine Deysavier, comroandantalors la 63« de ligne, read un compte inGmmentavantageux de la conduitc des lieutenans Ville,Abel et Saland, et du sous-lieutcoant Nogier.
(2) En abandonnant les Deux-Freres, lesAlitricbiens sortirent leursdeux eanons de leurs
taque des Deux-Fr^res, position ter-rible, oü M. le general Hohenzollern avait rassemblü de grandes forces, etoü, malgre les difficultes du terrain, ilavait dejä fait porter ä bras deux pie-ces de canon, tant il sentait l’impor-tance de la conserver.
Le general de brigade Spital futCharge d’enlever cette position , quifut vigoureusement düfendue; maisles talens et la valeur de ce güneral fi-rent surmonter tous les obstacles; etpar I’elfet de son exemple, l’ardeur desattaquans s’ütant toujours accrue ü rai-son de la rüsistance, rien ne put ra-lentir leur mouvcment. La 103'se con-duisit dans cette affaire avec sa bra-voure accoutumüe. Au nombre de sesblessüs, l’armüe vit avec douleur lcchef de bataillon Dunesme, qui la com-mandait. Cent cinquante hommes for-mant les dübris de la 73° de ligne, com-mandes par le chef de bataillon Cou -tard, ofiicierd’une grande distinction,arrivürent les premiers, et sans avoirtire un seul coup de fusil, au naut dela position d’oü l'ennemi fut chasse, etoü il laissa, avec une centaine de pri-sonniers, ses deux eanons, qui de suitefurent employüs contre lui (2).
La terre resta jonchee de ses morts,dans le nombre desquels se trouva lecolonel de Colloredo .
Les citoyens Fantucci, adjudant-günüral cisalpin, et Legrand, chef debataillon du genie, au Service de la rü-publique romaine, se firent remarquerdans cette affaire par leurconduite (3).
Ainsi se termina cette journee, la
encaslremens, et lesGrent roulcr dansles fondsqui avoisinaient la batteric. Des grenadiers de la73« s’en aper?urent, et les reporterent au bautde la monlagne avec une rapidite teile, qu'avantque les ennemis fussent hors de porige, on eutle temps de s’en servir contre eux-memes.
'S) Jalour de jeter le plus grand jour m\t «t