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Tome cinqième.
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DU SIEGE EX DU BLOCÜS DE GfiNES, 7H7

plus brillante du blocus; journöe quieoüta ä l’ennemi plus de quatre millehoinmes, dans le nombre desquels il yen eut seize cents de pris, et qui le vitsuccessivement attaquant, et attaquö,vainqueur et vaincu.

Gelte journöe, que la fortune semblapartager entre les combattans, et danslaquelle la victoire fut toujours pourcelui qui prit 1’olFensive, sera eternel-lement glorieuse pour le general Mas-sena, aux yeux de tous les hommes en6tat de juger les operations de laguerre.

Mais si eile fut belle sous les rap-ports militaires, combien ne fut—eilepas importante, relativement ä l’espritpublic des G6nois, qui le matin avaientvu l’ennemi etabli sous leurs murs, etqui perdaient par celte victoire, lacrainte d’une attaque serieuse parterre. Aussi l'enthousiasme fut-il tel,que le retour du g6n6ral en chef chezlui fut un triomphe.

L’ordre du jour contint le lende-main le temoignage d’estime et de sa-tisfaction que la conduite de taut debraves avait provoquöe, et qu’il est sidoux a un chef de leur rendre.

La il e de ligne et son commandant,qui avaient defendu le fort Diamant,re^urent du general en chef une lettreae felicitation surleur conduite.

Une distribution extraordinaire d’eau-de-vie fut faite ä toutes les troupes.

Les resullats de cette journee furentde plus rddigds, adresses au gouverne-ment ligurien , traduits et imprimös

fiits historiques qui illuslrerent dans celle jour-nde les armes francaises, nous nommerons en-core :

Guillaume, sergcnt-majar de carabiniers äla 8» lagere.

Les ciloyens de Flandre e t Vt’rove, lieutenansde Ia78«, qui, secondgs par deux soldatsseule-inent. firent mctlre bas les armes fl Cent Autri-vbieus.

dans les deux langues, publi6s et affi-ch6s partout.

11 et 12 Florgal.

Le g^nöral en chef pensa devoirprofiter des differentes impressionsque la victoire du 10 avait dü fairesur nos troupes et sur celles de l’en-nemi; et apres avoir laissä reposerles corps pendant la journee du 11, ilchargea, le 12, le göneral Miolis defaire dilferens mouvemens, afin d’at-tirer l'attenlion de l’ennemi dans leLevant, et d’y occuper les troupes qu’ily avait; et de son cötä il fit porter, ä lapointe du jour, une forte reconnais-sance sur les positions de Coronata,occupees par l’cnnemi, avec finten-tion de la soutenir vigoureusement sil’ennemi faisait le moindre mouve-ment douteux; ou si, comme cela 6taitpossible, le defaut de succös de sonattaque generale du 10 determinait sarelraite, que le mouvement de l’armeede reserve pouvait ne pas tarder ärendre necessaire

Le chef de brigade Godinot, de la25 e legere, faisant fonctions deg£n6ralde brigade, fut en cons6quence charg6d’inquieter l’ennemi sur la Polcevera,depuis la mer jusqu’ä Rivarolo , avec la3 e legere, la 3 e de ligne, et douze com-pagnies de grenadiers des corps nonemployös dans cette affaire.

Le general de division Gazan d6-boucha de ce dernier village; sa co-lonne, composee des 5 e et 25 e 16g6re,

Cousin et Delonne, sergens-majors au memecorps, et qui, quoique blessds, resterent aufeu.

Chatelain, füsilier, qui s’empara du dra-pcau.

Et enßn le capitaine Robillard, le fourrierRicasse, Abonelle, tambour; Lemasson, füsi-lier, qui se dislinguerent de meme par des pro-digea de valeur.