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JOURNAL DES OPfiRATJONS MIUTAIRE«
Et de la 106 e de ligne, se dirigea sur lagauclie de la Coronata, et marcha detnaniere ä la prendre ä revers (1).
La 9" e de ligne, döbouChant de laPosition des Deux-Freres, fit de soncötö une fausse attaque sur la char-treuse de Rivarolo .
II y avait ä peine une heure que lefeu etait commencö, et döja le gönö-ral Gazan, ä la faveur d’une attaquerxlrömement vive, arrivait aux piecesile rennemi, qui de son cöte commen-fait ä les övacuer; dejä tout un regi-ment de troupes lögeres autricliiennesavait posö les armes; mais quelquescoups de fusil, tirös sur ce rögiment aumoment oü il se reudait, et l’arriveed’une forte reserve autrichienne chan-görent soudainement la face des affai-res, et nos troupes furent repoussöes,emmenant cependant quatre-vingt-dixprisonniers avec elles (2).
Le gönöral Soult fit soutenir la divi-sion Gazan par la 2 e de ligne qui ötaitrestöe en reserve sous les ordres du ge-neral Poinsot, et marcha lui-möme äla löte d’une partie de cette demi-bri-gade, dös qu’il sul que le gönöral Ga-zan ötaitblessö; et, döbouchant danslaPolcevera par le centre du village deRivarolo , il prit un ordre de bataille telque, par son feu, il arreta lescbasseursde Bussi et le 5 e rögiment de hussardshongrois qui, par le lit de ce torrent,thargeaient pour couper la retraiteä nos troupes (3).
La difiicultö du terrain. le crenelle-
(1) Ce mouvement annulait une grande Par-tie de l’arlillerie dont rennemi avait hdrissdtout le coteau de la Coronata.
(2) Dans ce moment ou l'ennemi redoubla lefeu de son artillerie. un obus, apres avoir frapp^le mur, roula au milieu du groupe formd parle gdndral cn chef, et les officiers de son &at-major, au commencemenl de l’avenue de Riva-rolo , et y (Sclata aussilöt; il nouvait v faire lea
ment de tous les murs des jardins quise trouvent sur ce coteau, les ouvragesmultipliös dont l’ennemi l’avaitcouvert,les' chevaux de frise dont toutes lesroutes ölaient remplies, le feu croisöde plusieurs batteries tirant ä mitraille,la grande superiorite des forces del’ennemi, l’etat de ses troupes, la faLblesse que produisait chez les nötresle manque de nourriture, la perte detant de bons officiers, le commande-ment de presque toutes lescompagniesconfie dans nos corps ä des officiers äla suite, les longues souffrances, la mi-sere, l’öpuisement et le döcourage-ment d’un grand nombre (effet ordi-naire de ces difförentes causes), et en-fin la blessure que, dans le momentdöcisifle gönöral divisionnaire Gazanregut ä la töte, furent les causes evi-dentes de la non-röussite de cette ten-tative qui ötait tres militaire, puisqu’enmettant ä profit les effetsde la victoiredu 10, eile tendait ä nous livrer l’artil-lerie dont l’ennemi avait couvert laCoronata, tous ses pröparatifs de siegeet d’escalade, beaucoup de prisonnierset les vivres que le genöral savait ötrearrivös pour plusieurs jours ä Sestri;eile avait outre cela l’avantage de for-cer l’ennemi ä amener de nouvellestroupes contre nous, et ä perdre dutemps ä reprendre cette position, et hla fortificr de nouveau.
Apres cette affaire, il y eut une trövede trois quarts-d’heure que l'ennemidemanda afin. disaient les offidefs qui
plus grands ravages, nous n rümes cependant aregretter que le capilaine Carlier, oflicier tr£seslimd, el qui, ä cöt i de moi, tomba raide mortpar un dclat qui iui traversa la poilrine. Ungrenadier qui se trouvait dans le groupe eut legenou brise.
(3) La 106* perdit dans cette affairetrente hommes.