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Tome cinqième.
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JOURNAL DES OPEUATIONS Ml 1,ITAIRES

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l’adjudant-göneral Hector, qui, avec Ia106% descendit dans le Bisagno pourproteger la retraite des troupes du ge-neral Soult. Ce corps seconda tr&sheureusement les efforts par lesquelsla 2 e de ligne se fit jour. Le soir, cha-que corps rentra dans ses anciennespositions.

Pendant tes differens combats, legeneral Miolis occupa l’ennemi dans leLevant et dans le Bisagno, au inoyende fortes reconnaissances.

C’est ainsi que se termina pournouscelte journee d’un veritable deuil;celte journee latale ä tant de braves,et dans laquelle l'armee Dt trois pertesirreparables pour eile. Le lieutenant-general Soult, par les Services les plussignal^s, justifia, pendant ce blocus, sahaute repulalion.

La fortune inconstanle partagea sesfaveurs, et se joua, ce jour-lä, de nosvceux et de nos esperances.

Cent vingt prisonniers ennemis res-terent en notre pouvoir; on prit aveceux un colonel, un major et huit au-tres officiers.

Pendant que l’armee avait et6 ainsioccupde hors de Gönes, quatre millefemmes, des sonnetles ä la main, s’6-taient rassemblöes dans la ville en de-mandant du pain, et la ün de leurmisere. De l’argent, distribue ä propospar le commandant de la place, et sasagesse, dissiperent cet attroupement,mais ne purent tranquilliser sur unpeuple nombreux, souffrant, et agilepar des meneurs adroits.

24, 25, 26, 27, 28, 29 et 30 Floieal.

Le 27, ä deux heures du matin, lesgaleres et chaloupes napolitaines bom-bardent G6nes, et principalement lequartier de la Marine. Le peuple s’e-pouvante et fuit de toutes parts. Au

milieu de la nuit, Ia ville est pleine demonde, des rumeurs se font entendre,des fusees partent de l’un des endroitsoü sont les prisonniers. La generalebat, mais ne rassembie presque per-sonne de la garde nationale qui, de—puis le 23, ne prenait presque plus depart aux mesures de police. Le zeledes patriotes etait refroidi. Les mcua-ces dont Assereto remplissait toutesses proclamatioos les intimidait ä pro-portion que notre position devenaitplus critique.

Au milieu de tout le desordre decelte nuit, le general en chef parcou-rut toulela ville.

Le jourmitfin aubombardement(l).

Le 28, l’ennemi fait une forte re-connaissance sur le Monte-Faccio; ilest repousse apres un combat d’unedemi-heure,

Premiere decade de Prairial.

Rien ne peut peindre la cruelle pro-porlion dans laquelle cliacun des joursdu mois de prairial a multiplie lesmaux que Gönes a soufferts par les ef-fets de ce cruel blocus. II faudrait,pour prdsenter a cet egard un tableaufidele et complet, analyser, pour ainsidire, les tourmens que l’on y a eprou-vds, et calculer le nombre des malheu-reux qui, pendant ces jours de dou-leurs, ont 6t6 immolds ä la necessitö,cettc divinitd terrible, devant laquelletout plie, et qu’avec tant de raisonles anciens disaienl etre de fer. Mais,sans chercher ä presenter tous les De-tails de cette affreuse Situation, sans

(1) Les femmes surtout continuerent eucore,malgrd le jour, ä rt sler en groupes. Pres d’unde ces groupes des cris se ßrent entendre aumoment du passage du gendra! Massdna; ils’arrdta, fixa les sddilieux, et son regard fit toutfuir.