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Tome cinqième.
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DU SIEGE El UV BGOCLS 1>E GENES. 81#

15 Prairial.

Dans la conförence dont nousvenonsde parier, l’on ötait convenu que depnrt et d'autre les chefs des armöes seröuniraient le matin pour la clöturedes ncgociations, la signature döfini-tive des arlicles et l’öchange des trai—tös.

Celte disposition fut maintenue, etä neufheuresdu matin , l’entrevue cutlieu dans la petite chapelle qui est aumilieu du pont de Cornegliano, et qui,par la position respeclive des armöes,se trouvait entre les posles frangais etautrichiens.

C’est lä que se rendirent le gönöralMassöna, commandant en chef l’armöefranpaise en Ilalie, accompagne del’adjudant-gönöral Iteille et de l'adju-dant-general Andr ieux, du citoyenMorin et du chef d’escadron Con-tant, commandant les gardes; milordKeilh, commandant dans la Mediter-ranöe les forces navales combinees, legeneral Otto, commandant le blocusde Genes , et le general Saint-Julien,Charge de la partie politique, chacund’eux suivi de deux ou trois personnesseulement.

Pendant toute celte entrevue, quialiait döcider du sort de tant de bra-ves, le general Massena conserva unefraicheur d’idöes si parfaite, et unegaite si bien soutenue, qu’il fut tou-jours dgalement fdcond et heureux ensaillies.

Jamais nögociateur ne couvrit plusd’adresse par des formes plus francheset plus naturelles.

Celte aisance parfaite, et qui con-traslait d’une maniere si particuliöreavec la gravitö des autres contractans,ent pour l'armöe l'avantage de persua-dcr ä l’ennemi <jue notre position dans

Gönes n’ötait pas aussi dösespereequ’elle l’etait rdellement; et pour legöneral Massena, celui de lui faire ob-tenir tout ce qu’il demanda, en mömeternps qu’elle lui fit jouer et soutenirseid le premier röle avec des hommesqui, par les circonstances, semblaient,momentanöment du moins, appelös äle partager.

Un des moyens par lesquels il par-vint au but qu’il s’ötait proposö, futd’alimenter la mösintelligence qu’il sa-vuitexister (quant aux individus), en-tre les Anglais et les Autrichiens; etc’est ainsi que fiattant ä propos l’or-gueil des uns aux ddpens de l’amour-propre des autres, il se fortifia des fai-blesses de tous.

Relativement a l’armee, une seuleclause donna lieu ce jour-lä ä une vivediscussion, et manqua d’annuler enun moment le travail de plusieurs joursde nögociations.

Cette clause fut celle de faire partirhuit mille hommes de nos troupes parterre (1). Le general Otto voulut mömesoutenir le refus d’y adhörer. Maisle genöral Massena, reprenant alorstoute la fiertequi convenait ä son röle,ä son caractöre et ä son nom, termiriacette contestation en rompant tout-a-coup une Conference qui, cependant,dtaitsa derniöre ressource. Ses adieuxaux gönöraux ennemis furcnt: Vous nele voulez pas? eh bien, Messieurs, ä de-main. Cette fermetd, la maniere dontson pnrti futpris, en imposerent. Il futrappelö, et l’article passa (2).

Dans toute cette Conference, le gö-neral Massena eut infinimentä se louer

(1) C’est-ä-dire le nombre eiagdrö de tout cequi n’dtait pas dan< les höpitaux.

(2: On nous avait bien as>ure que le g^nfralMa-sdna dtait wf, dit alors un officier autri-cbien; mais nous ne pensions pas alors qu i! Uföt aulant que cela.