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Tome cinqième.
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JOURNAL DES OPERATION» HlUTAIREt

de I’honii6tet6 de l’amiral Keith, qui,insistant toujours pour qu’on Iui accor-d4t tout, r4p6tait 4 chaque instant:Monsieur le general, volre defense esttrop heroique pour que Von puisse rienvous refuser. Ii lui donna möme desmarques toutes particultöres de defe-rence, d'eslime et deconsideration (1).

Mais malgrö tout ce que ce traitöd’6vacuation avait d'honorable, et parle fond, et par les formes que les ge-n4raux ennemis y mirent, il ne con-venait point au general en chef, etcontrariait ses dösirs et ses esperances,ses voeux et ses desseins. Aussi, la pos-sibilitö de recevoir encore pendant lajournee quelques nouvelles qui chan-geasscnt sa Situation, le dötermina-t—eile ä ne signer que vers la nuit, etaprös avoir vingt fois repöte aux G6-nois qui remplissaient ses apparte-mens : Malheureux, sauvez donc encorevotre patriel Donnez-moi ou assurez-moi quelques vieres pour quatre ou cinqjours seub ment , et je dechire le traite.

Mais tout etait 6puis6, le courage desindividus et les ressources publiques,et ce traitß d’evacuation dtait le seulmoyeu qui restctt au monde, pour ne-pas perdre avec Gönes, que rien nepouvait plus sauver, les d6bris deseorps qui l’avaient defendue d’une ma-niöre si ötonnante.

Enfin , ä sept heures du soir, le ge-neral Massena signa le trait6, tel qu’ilavait et£ arröte le malin, et Ton sedonna r6ciproquement des ötages.

(t) Le gt'nÄral en chef voulait emmener lescinq corsaires francais qui se trouvaienta G8-nes, et contre cette demanie, le vice-amiralKeith alliiguait les dispnsilions d'iin bill quevous n'etes pas lenu de connailre, disait-il augdneral ilassöna; mais que je dois respecter:d'ailleurs, monsieur le general, ajoula-t-il,nous avons, vous le savez, un parlement etdeux partis en Anglelerre. Ces raisons dtaienttrop bounes pour etre comballues par des rai-

Le 15 au soir, la porte de la Lan-terne fut occupde par deux bataillonshongrois.

Le chef d’escadron Burlhe, alorsconvalescent des blessures refues le20 germinal, ä Yarraggio, fut charg4de porter au premier coqeuI les dra-peaux pris par l’arm6e.

Une partie de la nuit du 15 au 16 futemployee ä delivrer des passeports 4tous les r4fugi£s et patriotes italieris.

Le 16, avant le jour, !e chef de ba-taillon Graziani, charg6 par le generalMassöna de porter au premier consulcopie du traitö d’6vacuation, parlitdeGönes 4 cet effet.

Le 16, 4 la pointe du jour, tout lequartier general partit pour Antibes ,sur cinq corsaires francais .

La division Gazan se rendit le mömejour 4 Voltry.

L’embarquement des troupes du g6-nöral Miolis commensa et continua les17,18, 19, etc.

L’6vacuation des höpitaux fut pluslente, mais se fit de möme avec ordre.

Le general Miolis et l’ötat-major del’armöe ne quitlferent Gßnes que le 28.

Telle fut la fin de ce blocus 4 jamaismemorable.

L’histoire des guerres de la r6volu-tion n’offre pas en effet de lutte plusglorieuse. Eh! qui ne voitque, danscette lutte, tout militait en faveur del’ennemi, auquel nos troupes navaienteu4 opposerqu’un courage invindble?V4rite sur laquelle la Serie des fai ts que

sons, etle gtindral Massdns le sentit; mail, te-

prenant le ton de la plaisanterie. Alonsieu.

l'amiral, lui dit-il, quelle saHsfaclion la pristde quelques chetifs corsaires peul-elle ajouterpour vous d la prise de G6nes, qui est votre

ouvrage . Allons, milord, opres nous avoir

enlevi tous les gros, c’est bien le moins quevous me laissiez les petits. — Eh bien, mon-sieur le general , rdpliqua l'amiral Keilk enriant, rt’en parlons plus.