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STRATEGIE.
en entier, du moins en grande partie,c’est alors une invarion ; si eile ne s'ap-plique qu’i» l'attaque d’une province,ou d’une ligne de defense plus oumoins bornee, c’e >t alors une offensiveordinaire; enlin, si ce n’est qu’une at-taque sur une position quelconqui; del’armde ennemie, et bornde ä uneseule Operation, cela s’appelle l initia-tive iles mouvemens (1). L’offensive, eou-siddree moralement et poliliquement,est presque toujours avantageuse,parce qu’elle porte la guerre sur le soletranger, qu’elle mdriage son proprepays, diminue les ressources de ren-nend, et augmente les siennes;elledleve le moral de l’armee et imposesouvent la crainte ä son adversaire;cependant il arrive aussi qu’elle exciteson ardeur, lorsqu’elle lui fait sentirqu’il s’agit pour lui de sauver la patriemenacde.
Sous le rapport militaire, l’offensivea son bon et son mauvais cötd; enStrategie , si eile est poussde jusqu’äl’invasion . eile donne des liunes d’o-perations elendues en profumleur, quiSont toujours dangereuses en pays en-nemi. Tous les obstacles d’un thdütred’opdrations ennemi, les montagnes,les fleuves, les ddfilds, les places deguerre, dtant favorables a la defense,sont aussi contraires k l’offensive; leshabitans et les autoritds du pays se-ront hostiles k l’armde envahissante,au lieu d’dtre des instrumens; maissicette armde obtient un succes, eilefrappe la puissance ennemie jusqu’aucoeur,la prive de ses moyens de guerre,tt peut amener un prompt ddnoue-ment de la lutte.
(1) Cette distinction paraltra trop sublile : jela crois juste saus y attacber un grand prix. IIest certaio que I’on peut prendre l’initiatived une attaque pour une demi-beure. tout ensuivant en gendral le Systeme defeDsif.
Appliquee a une simple Operationpassagere, c’est-a-dire eonsideree com-me initiative des mouvemens, l’offen-sive est presque toujours avantageuse,surtout en Strategie . En effet, si l’artde la guerre consiste a porter ses t'or-ces au point ddcisif, on comprend quele premier moyen d’appliquer ce prin-cipe sera de prendre rinitialive desmouvemens. Celui tqui a pris cette ini-tiative sait d’avance ce qu’il fait et cequ’il veut; il arrive avec ses masses aupoint oü il lui convient de frapper.Celui qui attend est prevenu partout;l’ennemi tombe sur des fraetions deson armde; il ne sait ni oü son adver-saire veut porter ses efforts, ni lesmoyens qu’il doit lui opposer.
En tactique, l’offensive a aussi desavantages; mais ils sont moins pöSi-tifs, parce que les opcrations n’dtantpas sur un rayon aussi vaste, celui quia l’initiative ne peut pas les cacher äl’ennemi, qui, le decouvrant a l’ins-tant, peut, ä l’aide de bonnes reser-»'es v remddier sur-le-champ. Outrecela, celui qui marche k l’ennemi acontre lui tous les desavantages resui-tant des obstacles du terrain qu’il de-vra franchir pour aborder la ligne deson adversaire, ce qui fait croire qu’entactique surtout, les chances des deuxsystemes sont assez balancdes.
Au reste, quelques avantages quel’on puisse se promettre de l’offensivesous le double rapport strategique etpolitique, il est constant qu’on ne sau-rait adopter ce Systeme exclusivementpour toute la guerre, car il n’est pasmdme certain qu’une Campagne, com-mencee offensivement, ne degeuereen lutte defensive.
La guerre ddfensive, comme nousl’avons dejä dit, a aussi ses avantageslorsqu’elle est sagement combinee;eile est de deux especes ; la defense