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stratdgique bien combinde. Ainsi lesbelles opdrations de Marengo, d’UIm,de Jdna, n’auraient pas eu de pareiisresultats sur un th^ätre aussi etenduque celui de la guerre de Hussie, en1812, parce que l’arm6e, coup6e de saprincipale ligne de retraite, aurait puen trouver une autre en se rejetantsur une zöne differente de celle qu’elleavait primitivement adoptde.
Les positions strategiques offrent, apeu de chose pres, les mdmes combi-naisons. Les conditions essentiellespour toute position pareille sont,qu’elle soit plus concentree que lesforces de l’ennemi auquel eile seraitopposde, et que toutes les parties del’armde aient des Communications fa-ciles et süres pour pouvoir se reunirsans que l’ennemi füt en dtal d’y met-tre Opposition; ainsi, ä forces ä peupres dgales, toutes les positions cen-trales ou infdrieures seraient prefera-bles aux positions exterieures, puisqueces dernieres embrasseraient ndcessai-rement un front beaucoup plus dtenduet occasionneraient un morcellementde forces toujours dangereux. Lagrande mobilitd des parties qui com-posent une position strategique peutaussi contribuer a leur sdcurite oumöme ä leur supdrioritd sur l’ennemi,par l’emploi alternatif et successif desforces sur les diffdrens points de l’d-chiquier qui rdsultera de cette activitddans les mouvemens. Enfin une armeene saurait occuper sürement une posi-tion stratdgique, sans prendre la prd-caution d’avoir une ou deux positionstactiques reconnues d’avance, ä l’effetd’y rdunir larmde, de recevoir l’en-nemi et de le combattre avec toutesles forces disponibles lorsque ses pro-jets seraient bien demasquds; c’estainsi que Napoldon avait prdpard seschamps de bataille de Rivoli et d’Aus-
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terlitz, Wellington celui de Waterloo ,et l’archiduc Charles celui de Wa-gram.
Soit qu’une nrmde campe, soit qu’elletrouve ä proximitd de ses positions descantonnemens assez serrds pour y pla-cer du moins une partie de ses forces,le gdndral doit surtout veiller ä cc queces positions soient dtablies de ma-niere ä ne pas dtre trop dtendues enfront; une surface que l’on pourraitnommer en quelque sorte le carrd stra-tegique, et qui prdsenterait trois facesa peu pres egales, parait le mode pre-fdrable; car toutes les divisions n’au-raient qu’un espace moyen ä parcou-rir pour arriver de tous les points ducarre vers le centre commun qui seraitdestine ä recevoir le choc.
Comme d’ailleurs ces positions stra-tdgiques tiennent ä peu pres ä tou-tes les combi naisons d’une guerre,elles se reprdsenteront dans la plu-part des articles qui traitent de cesdiverses combinaisons, et nous nesaurions rien ajouter de saillant surcet objet, sans tomber dans des re-dites inutiles.
Avant de quitter des objets qui seconfondent souvent dans les mdmeicombinaisons, je dois dire encore deuxmots sur les lignes de defense strate-giques. II est inconteslable que cha-cune de ces lignes doit avoir aussi sonddveloppement, un point particulierqui devra servir de ralliement pour laddfense tactique, lorsqu’il s’agira decombattre sdrieusement l’ennemi quiserait parvenu ä franchir le front de laposition strategique. Par exemple,toute armee gardant une portion con-siddrable du cours d’une rividre, nepouvant tenir en force toute l’dtenduede cette ligne, devra avoir, un peu enarridre au centre, un champ de ba-taille bien choisi d’avance pour y re-