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DE LA GRANDE TACT1QUE ET DES BATAILLES.
mais dans le cas contraire, dela rdunirplus en arriere versUlm.
La cause de celte double alternativen’ütait pas difiicile ä pendtrer: si laguerre dtait commencde, Ratisbonne se trouvait trop pres de la frontiered’Autriche pour l’assigner comme ras-sembleroei.t. car les corps pourraientvenir se jeter isolement au milieu dedeux cent mille ennemis; en fixant lardunion ä Ulm, l’armee seroit concen-trde plus töt, ou du moins l’ennemiaurait cinq ä six marehes de plus üfaire pour l’atteindre, ce qui etait unpoini Capital dans la Situation respec-tive des deux partis.
II ne fallait pas ötre un gdnie pourcomprendre la chose; cependant, leshostilites n’ayant commence que quel-ques jours aprüs l’arrivde de Berthierä Munich , il eut la bonhomie de s’at-tache rlittdralement ä l’ordre re?u ,»ans en expliquer 1’intention mani-feste ; non seulement il persisla ä reu-nir l’armde ä Ratisbonne , mais il fitmdme retourner sur cette ville Da-voust, qui avait eu le bon esprit dese rabattre d’Amberg sur la directiond’Ingolstadt .
Heureusement Napoleon, averti envingt-quatre heures, par le tcMdpraphe,du passage de l’Inn arriva commel’eclair ä Abensberg , au moment oüDavoust allait se trouver investi etl’aruide scindde ou morcelee par unemasse de cent quatre-vingt mille en-nemis. On sait par quel prodige il larallia et triompha, dans les cinq jour-ndes glorieuses d’Abensberg , de Sie-genbourg, de Landsbut, d’Eckmuhl etde Ratisbonne , qui rdparerent les fau-tes de logistique de son chef d’etat-major.
Nous terminerons ces citations parles dvenemens qui precdderent et ac-eompagnerent le passage du Danube
avant Wagram; les mesures pour fairearriver ä poirit nomme, dans l’ile deLobau, le corps du vice-roi d’Italie venant de la Hongrie , celui de Mar-mont venarit de la Stjrie, et celui deBernadotte venant de Linz , sont moinsdtonnantes encore que le fameux ar-rötd ou ddcret impdria! en trente-unarticles, qui reglait les details du pas-sage et de la formation dans les plainesd’Euzersdorf, en presence de centquarante mille Autrichiens et de cinqcents piöces de canon , comme s’il sefut agi d’une fdte militaire. Toutes cesmassesse trouvant rduniesdans l'ile, le4 juillet au soir, trois ponts sont jetdsen un clin d’oeil sur un bras du Danube de soixante-dix toises, par la nuit laplus obscure et au milieu de torrens depluie; cent cinquante mille bommes yddfilent en presence d’uri ennemi re-doutable, et sont formes avant mididans la plaine, ä une lieue en avantdes ponts qu’ils couvrent par un chan-gement de front; le tout en moins detemps qu’il n’en eüt faliu pour le fairedans une manceuvre d’instruction rd-pdtde ä plusieurs reprises. A la vdrite,l’ennemi avait resolu de ne disputer lepassage que faiblement, mais on l*i—gnorait, et le mdrite des dispositionsprises n’en est pas moins manifeste.
Un exemple non moins exlraordi-naire de l importance des mesures debonne logistique, fut don.ßd ä la ba-taille de Leipzig. En recevant cette ba-taille, adossd ä un ddfild comme celuide Leipzig, et ä des prairies botsdes,coupdes de petites rivieres et de jar—dins, il eüt etd important de jeter grandnombre de petits ponts, d’ouvrir desabords pour y arriver, et de j alonnerces chemins; cela n’eüt pas empdehela perte d’une bataille decisive, maison eut sauve bon nombre d’h<ommes,de canons et de Caissons, quii furent