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DE LA GRANDE TACTIQUB ET DES BATAILLES.
| abandonnds faute d'ordre et d’issuespour se retircr. L’explosion inconce-vable du pont de Lindenau fut dga-lement le rdsultat d’une insoucianceimpardonnable de l’dtat-major, qui dureste u’existait plus que de nom dansl’armee, gräce a ia maniere dont Bcr-thier le composait et le iraitait. D’ail-leurs, il fant en convenir, Kapoleon,qui entendait parfaitement la logisti-que pour organiser une irruption, n’a-■ vait j.imais songe ä une mesure de pre-; caulion pour le cas d’une defaite,ett quand il dtait präsent, chacun se re-* posait sur l'empereur, comme s’il eütj du lui-mßine tout ordonner et tout pre-! voir.
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| En voilä assez pour faire appretiertoute l'influence qu’une bonne logis-tique pent avoir sur les ciierations mi-litaire».
Des recronnaissancos et autres moyens de bien
conmailre Je» mouvemens de 1 eunemi.
Un des moyens les plus importanspour bien combiner d’babdes manoeu-vres de guerre, serait saus contredilde ne jamais les ordonner que sur uneconnaissance exacte de ce que ferait1’ennemi. En eilet, comment savoir ceque l’ton doit faire soi-möme, si l’onignore ce que fait l’adversaire. Maisaulantcette connaissance serait deci-sive, aulantilest diffitile, pour ne pasdire innpossible, de l’acquerir; et c’estprecisement lä une descauses qui ren-dent La theorie de la guerre si diflereutede la pratique.
C’est de la que viennent tous les me-conup tes des genöraux qui ne sont quedes hiomnoes instruits sans avoir le ge-nie uaturel de la guerre, ou sans y sup-piger par le coup-d'ceil exerce que peutdonn er une longue experience et une
grande babitude dediriger des op£ra-tionsmilitaires. Il est tcujours nise, ensortant des bancs d’une acadt^mie, defaire un projet pour deborder une alle,pour menacer les Communications del’armde lor.'qu’on agit pour les deuxpartis en möme temps et qu’on les dis-pose ä son grd, soit sur une carte geo-graphique, soit sur un plan de terrainsimule; rnais quand onaaffaireä unadversaire habile , actif, entreprenant,et dont tous les mouvemens sont uneenigme , alors l’embarras commence,et c’est ici que se montre la mediocritdd’un general ordifiaire, ddnue de touteetude des priricipes.
Il y a quatre moyens pour parvenirä juger les operations d’une armee en-nemie: le premier est celui d’un es-pionnage bien organisd et largementpayd (recommander l’espionnage pa-raitra une ocuvre impie aux so. ges-creux philanthropes, maisje les priede ne pas oublier qu’il s agit d’epierles mouvemens d’une armee et nondcddlation); le second est celui desreconnaissances faites par d’babilesofflciers et des corps legers; le troi—sieme consiste dans les renseignemensqu’on pourrait obtcnir des prisonniersde guerre; le quatrierne est celui d’d-tablir soi-mdtne les hypolheses quipeuverit dtre les plus vraisemblablesd’apres deux bases differentes. Enlin,il est un cinquidme moyen, celui dessignaux ; quoiqu’il s’applique plutöt äindiquer la presence de l’ennemi qu’djuger de ses projets, il peut dtre rangddans la categorie dont nous nous oc-cupons.
Pour tout ce qui se passe dans l’in-tdrieur de l’armee ennemie, l’espion-nage semble le plus sür, car unereconnaissance, quelque bien faitequ’elle soit, ne peut donner aucuneidee de ce qui se passe au-dela de l’a-