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Tome cinqième.
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PRlNClPES genkiiaux

ment gönöral sur l’extremitö de ;e d’operations de l'emiemi, non j;uletfient on met en action une masseune partie faible, mais l'on peut deJ extrömitö gagner facilement les, ieres et les Communications, soitVec la base, soit avec les lignes secon-daires. Ainsi Napoleon , en gagnant, en1805, Donauwerth et la lignedu Lech,>vait ötabli sa masse snr les communica-de Mack avec Vienne, qui ötaitlaOase de ce gönöral avec la Bohöme, etil le mit dans l’impossibilite de joindrel’armöe russe, qui etnit sa ligne se-condaire la plus importante. 1 a mömeOperation eut Heu en 1806, sur l’ex-trömitö gauche des Prussiens, parSaalt'ed et Gera. Elle fut repetöe en

1812 par l’armöe russe dans ses mou-vemens sur Kaluga et Krasnoi, et en

1813 par les allies, qui se dirigferent ätravers la Bohöme, sur Dresde et Leip-xig, contre la droite de Napoleon (1).

Le rösultat des vöritös precöden-

tes prouve que, s’il faut attaquer depreference l’extrömilö d’une ligne, ilfaut aussi se garder d’attaquer les deuxextrömilesen möme lemps, ä moins quel’on n’ait des forces tres supörieures.Une armöe de freute mille combattans,pour attaquer les deux extrömitös d’unearmee regale en nombre, s’enleve lesmoyens de frapper un coup döcisif enmultipliant inutilement le nombre desmoyens de rösistance que l’ennemipeut opposerä ses deux dcHachemeus.Elle s’expose möme, par un mouve-ment öteudu et desuni, ä ce que sonadversaire rassemble sa masse sur unpoint, et l’anöantisste par un effet desa superiorite. Les attaques multi-pliees sur un plus grand nombre decolonnes sont encore plus dangereu-ses, plus contraires nux grands prin-cipes de l’art, gurtout lorsqu’elles nepeuvent entrer en action au möme ins-tant et sur le möme point. Par suitede cette maxime, il couvient au con-

ti) On a rcmarqud que les lignes centralesn’avaient pas sauvd Napoleon vcrs Dr.sde en1813, ni dans ia Champagne , en 1811; maisj’ob erverai a mon tour que c’est bien a ceSysteme qu’il a dü ndanmoins ses succes mo-mentanes dans ces deux campagnes. La causede ses revm a dtd dans l’indgahtd de la bitteet des moyens sccnndaires; dans la difffrencede la naLure de ses truupes; dans le plaeementde la Boheme et de la Baviere en arriere deson extreme droite, et pour aiosi dire sur sesCommunications. Au reste, j'ajoutrrai encoreque le systime des masses centrales navait dieappliqud jusqu’alors que par des armdes deCent cinqusnte a deux Cent mille hommss auplus, et qu’it strait inuiile de concenlrer plus deforces sur une mdme ligne. puisqu'il est ddjadifficile d’engager aulant de troupes le meinejour et sur un meme champ de balaille.

Je u'ai pas non plus d ond une prdfdrenceexclusive aux opdralions cen.rales, puisque j’aisouvent prdsentd celles sur une exlrdmitd de laligne ennemie comme plus avantageuses. D'ail-leurs il ne faut pas confondre une ligue d’opd-rstion? centrale oppoede » deux parlles sur un

meme front (par exemple relle de 1'archiducCharles contre Moreau et Jourdan, en 1796),avec une ligne d’opdrations lotalemcnt enlou-rde d’ennemis; ces deroieres sont b aucoupmoins favorables, elles peuvent meme devenirdsngereuses, lorsque les masses ennemies suntplus nombreuses.

Enfin je dirai en me rdsumant, qu’une masseentourde de toule l'Europe soulevde contre eile,composde de partie,s hdldrogcnes, affamde parsa propre grandeor, et par des troupes .dgciescomme on n'en avait jamais vu, De pomait,par lc fait seul de sa position Centrale, dviter lesort dont etile de Napoldon a dtd frappde enSaie. Mais uue exception ne ddtruil pas uneregle ou maxime gdndralc;et, dans toi. c.i lesguerres ordinaires, une poissance qui combaliraä cbances egales, ce.-t-ä-dire a moyens dgaux,en appliquam ce sysldme, triomphera indvita-b ement, si les ennemis suitaient un Systemecontraire. Jen appelle aux offiders gdndrauxles plus disiinguds de toules les armees, et jedonne pour preuve les plus beaux faits d armesde l’bistoire moderne.