NEUTRES.
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les Etats-Uni:- fnrent vives. Les cn-v °yes de la rdpublique francaise,G enet, Adct, Fauchet, redamerentforternent l’exdcutlon du traite deFFI8; mais ils eurent peu de succes.
consequcnce, diverses mesures le-gislatives, analcgues ä celles des Ame-Gcains, furentprises en France ; diver-Ses affaires de iner eurent lieu, et lesc hoses s’aigrirent ä un tel point, queia France dtait comme en guerre aveclAnaerique. Cependant la premidrede ces deux nations sortit enün triom-Phante de la lulle qui menapait sone xistence; l’ordre et un gouverne-tRent regulier firent disparaitre l’anar-chie. Les Amdricains dprouverental ors le besoin de se rapprocher de laFr anee. Le prdsident lui-mdme sen-sit toute la raison qu’avait celte puis-s ance, de rdclamer contre le traiteWil avait conclu avec l’Angleterre;e t au fond de son coeur, il rougissaitd un acte que la force des circonstan-Cft s l’avait seule porte ä signer. MM.Frinkeney, Marschal et Gerry, chargdsdes pleins pouvoirs du gouvernementamericain, arriverent k Paris ä la finde 1797. Tout faisait espdrer unprompt rapproehement entre les deuxr^publiques : mais la question restaittont entiere indecise. Le traite de 1794.e t l’abandon des droits des neutreslesaierit essenliellement les intdröts de* a France ; et Von ne pouvait espdrerde faire revenir les Etats-Unis ä l’exd-c1 ition du traite de 1778, ä ce qu’ilsdevaient ä la France et a eux-m&mes,du’en opdrant un changement dans'eur Organisation intcrieure.
Par suite des dvenemens de la revo-lution, le parti fdderaliste l’avait em-P°rt6 dans ce pays, mais le parti de-^ocralique etait cependant le plusn °uibreux. Le directoire pensa luidonner plus de force, en refusant de
recevoir deux des plenipotentiairesamericains, parce qu’ils tenaient auparti feddraliste, et en ne reconnais-sant que le troisieme, qui etait duparti opposd. II declara d’ailleurs nepouvoir entrer dans aucune negocia-tion, tant que l’Amcrique n’aurait pasfait röparation des griefs dont la repu-blique franpaise avait a se plaindre.Le 18 janvier 1798, il sollicita une loides conseils, portant que la neutralitdd’un bätiment ne se ddterminerait paspar son pavillon, mais par la nature desa cargaison; et que tout Mtimentchargd, en tout ou en partie, de mar-cliandises anglaiscs, pourrait dtre con-fisque. La loi dtait juste envers l’Amd-rique, dans ce sens, qu’elle n’dtaitque la reprdsaille du traitd que cettepuissance avait signe avec l’Angle-terre, en 1794; mais eile n’en dtaitpas moins impolitique et ddplacee;eile dtait subversive de tous les droitsdes neutres. C’dtait declarer que le pa-villon ne couvrait plus la marchandise,ou, autrement, proclamer que lesmers appartenaient au plus fort. C’d-tait agir dans le sens et conformdmenta Vinteröt de l’Angleterre, qui vit, avecune secrete joie, la France elle-mdmeproclamer ses principes, et autoriserson Usurpation. Sans doute les Amdri-cains n’etaient plus que les facteurs del’Angleterre ; mais des lois municipa-les, rdglementaires du commerce enFrance avec les Americains . auraientddlruit un ordre de choses contraireaux interdts de la France ; la republi-que aurait pu declarer tout au plus,que les marchandises anglaises seraientmarchandises de contrebande, pourles pavillons qui auraient reconnu lesnouvelles prdtentions de l’Angleterre.Le rdsultat de cette loi fut desastreuxpour les Amdricains. Les corsairesfranfais firent de nombreuses prises;
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