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et aux ternaes de ta loi, toutes etaientbonnes. Car il suflfisait qu’un navirearmüricain eüt quelques tonneauxdernarchandises anglaises ä son bordpour que toute la cargaison füt confis-cable. Dans le möme temps, commes’il n’y avait pas dejä assez de caused’irritation et de desunion entre lesdeux pays, le directoire fit demanderaux envoyds americains un empruntde quarantc-huit millions de francs;so fondant sur celui que les Etats-Unis avaient fait autrefois ä la France , pourse soustraire au joug de l’Angleterre.Les agens d’intrigues dont le minis-tere des relations exterieures etaitrempli ä cette epoque, insinuerentqu’on se dösisterait de l’emprunt pourune somme de douze cent mille francs,qui devait se partager entre le direc-
teur ß.et le ministre T.
Ces nouvelles arriverent en Am6ri-que dans le mois de mars; le presidenten informa la chambre, le 4 avril.Tous les esprits se rallierent autour delui; on crut möme l’independance del’Amerique menacee. Toutes les gazet-tes, toutes les nouvelles 6taient pleinesde preparatifs qui se faisaient enFrance pour l’exp6dition d’Egyple ; etsoit que le gouvernement amdricaincraignit rßellement une invasion, soitqu’il feignit de le croire, pour donnerplus de mouvement aux esprits, etrenforcer le parti fed6raliste, il fitproposer le commandement de l’armöede defense au general Washington.Le 26 mai, un acte du congres auto-risa le president ä enjoindre aux com-mandans des vaisseaux de guerreamericains de s’emparer de tout vais-seau qui serait trouvd pres des cötes, etdont l’intention serait de commettredes ddpredations sur les navires ap-partenant ä des citoyens des Etats-Unis , et de reprendre ceux de ces
NAPOIEON.
vaisseaux, quiauraientete capturds. Le9 juin, un nouveau bill suspendit tou-tes les relations commerciales avec laFrance . Le 25, un troisieme bill dd-clara nuls les traites de 1778 et laConvention consulaire du 4 novembre1788, portant que les Fltats-Unis sontdilivres et exoneres des stipulatians des -dits traites. Ce bill fut motiv6 1° sur ceque la republique fran^aise avait itera-tivement viole les traites conclus avecles £tats-Unis, au grand ddtrimentdes citoyens de ce pays, en confis-quant, par exempte, des rnarchandisesennemies ä bord des bätiments ameri-cains, tandis qu’il dtait convenu que lebätiment sauverait la cargaison; endquipant des corsaires contre les droitsde la neutralite, dans les ports de l’U-nion ; en traitant les matelots ameri-cains, trouvds ä bord des navires en-nemis, comme des pirates, etc.; 2° surce que la France , malgre le desir desEtats-Unis d’entamer une negociationamicale, et au lieu de rdparer le dom'mage cause par tant d’injustices,osait, d’un ton hautain, demander untribut, en forme de pröt ou autre-ment. Vers la lin du mois de juillet,le dernier pldnipotentiaire americain,M. de Gerry, qui etait reste jusquealors ä Paris , partit pour l’Am6rique>La France venait d’ßtre humiliee ;la deuxiöme coalition s’ötait empare®de 1’Italie , et avait attaqud la Hollan^de. Le gouvernement fran^ais fit fair equelques dömarches par son ministeen llollande, M. Pichon, pres de 1 ’eO'voye am6ricain, auprös de cette pu> s 'sance. Des ouvertures furent faites a#President des £tats-Unis, M. Ada® 8,Celui-ci annon<;ant, ä l’ouverture dacongres, les tentatives faites par [ egouvernement franfais, pour rouvr< rles negociations, disait que, bienle desir du gouvernement des fita* 8 '