NEUTRES.
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Unis tut de ne pas rompre entierement 1avec la France , il etait cependant im—possible d’y envoyer de nouveaux ple-nipotentiaires sans degrader la nationamericaine, jusqu’ä ce que le gouver-nement frangais eüt donne les assu-rar 'ces convenables, que le droit sacredes ambassadeurs serait respecte. IIlertnina son discours, en recomman-dant de faire de grands preparatifspour la guerre. Mais la nation ameri-caine etaitloin de partager les opinionsde M. Adams, sur la guerre avec lafiance. Le President cöda ä l’opinion§6n6rale, et, le 25 fevrier 1799, nom-tna ministres plenipotentiaires, presla republiquc frangaise, pour terminertous les dißerens entre les deux puis-sances, MM. EUsvorth, Henry et Mur-ra y. Us debarquerent en France aucommeneement de 1800.
La mort de Washington , qui eutHeu le 15 decembre 1799, fournit auPremier consul unc occasion de faire |connaitre ses sentimens pour lesßtat-Unis d’Amerique . II porta ledeuil de ce grand citoyen, et le fitporter ä tonte l’armee, par l’ordre dujour suivant , en date du 9 fevrier1800 : Washington est mort! Ce grandkomme s’est baüu contra la iyrannie; ila consolide la liberte de sa jiatrie. Samemoire sera toujours chere au jteuplefrangais, c omme d tous les kommes libresdes deux mondes, et specialement aux sol-dats franpais, qui, comme lui et les sol-dats americains, se battentpour l'egalite,la liberte. Le premier consul ordonnaen outre, que, pendant dix jours, descröpes noirs seraient suspendus a tousles drapeaux et guidons de la re pu-blique.
Le 9 tevrier, une eöremonie eut. lieu
ä Paris , au Champ-de-Mars. L’on yporta en grande pompe les tropheesconquis par l’armee d’Orient; on yrendit un nouvel hommage au herosamdricain, dont M. de Fontanes pro-nonpa l’oraison funebre devant toutesles autorites civiles et militaires de lacapitale. Ces cironstances ne laisse-rent plus aucun doute dans l’espritdes envoyes des Etats-Unis , sur le suc-ces de leur negociation.
Le traite de 1794, entre l’Angleterreet 1’Amdrique, avait etd un vrai triom-phe pour l’Angleterre ; mais il avaitetd ddsapprouvd par les puissancesneutres de l’Europe . En toute occa-sion, le Danemarck, la Suede, la Russie ,proclamaient avec affectation les prin-cipes de la neutralitd armde de 1780.
Le 4 juillei 1798, la fregate suedoisela Troya, escortant un convoi, fut ren-contrde par une escadre anglaise,qui l’obligea de se rendre ä Margate avec les navires qü’elle accompagnait.Aussitöt que le roi de Suede en fut in-formd, il donna ordre, au eomman-dant du convoi, de se rendre ä sa des-tination. Mais quelque temps apres,un deuxieme conVoi sorti des portsde Suede , sous l’escorte d’une fregate(i la Mulla Fersen ), commandee par M.de Cederstrom, dprouva le meme sortque la premiere. Le roi de Suede fittraduire devant un conseil de guerreles deux ofliciers commandant les fre-gates d’escorte; M. de Cederstrom futcondamne ä mort.
A la möme epoque, un vaisseau an-glais s’empara d’un navire suedois, etle conduisit ä Elseneur ; mais bien-töt , bloquö dans ce port par plusieursfregates danoises, il fut obligö de ren-dre sa prise. Pendant les deux annöes
suivantes, les espritss’aigrirentencore.La destruclion de 1’escadre francaise aAboukir, les malheurs de la Fraoce