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Tome sixième.
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ÄIEMOIKES DE NAPOLEON .

dans la Campagne de 1799, acerurentla superbe anglaise . A la fin de decem-bre 1799 la frugale danoise la Hänfe-nen , capitaine Van Dockum, escortaitdes bätimens marchands de cette na-tion et entrait dans le detroit, lors-qu’elle fut rencontree par plusieursfregates anglaises. L’une d’elles en-voya un canot, pour faire connailrc aucapitaine danois qu’on allait visiter sonconvoi. Celui-ci repondit que ce convoietait de sa nation , qu’il etait sous sonescorte, qu’il engarantissait le pavillonetle chargement, et qu’il ne souflriraitpas qu’on le visilät. Aussitöt un canotanglais se dirigea sur un navire duconvoi, pour le visiter. La frögate da-noise fit feu, blessa un Anglais , ets’empara du canot; mais le capitaineVandockum le relächa sur la menacedes Anglais , de commencer aussitöt Ieshostilites. Le convoi fut conduit ä Gi-braltar.

Dans une note, par laquelle M.Merry, envoye anglais ä Copenhague ,demanda, le 10 avril 1800, le desaveu,l’excuse et la reparation qu’etait endroit d’attendre le gouvernement bri—tannique; ildit: « Le droit de visiter et» d’examiner les vaisseaux marchands» en pleine mer, de quelque nation» qu’ils soient, et quelle que soit leur» cargaison ou deslination, le gouver-» nement britanique le regarde comme» le droit incontestable de toute nation» en guerre; droit qui est fondö sur» celui des gens, et qui a etö gönürale-» ment admis et reconnu. »

A cette note, M. Bernstorf, minis-tre de Danemarck, repondit, que ledroit de faire visiter les bätimens con-voyös, n’avait etö reconnu par aucunepuissance maritime indöpendanle, etqu’elles ne pourraient le faire, sansavilir leur propre pavillon; que ledroit cnnventionnel de visiter un bäti-

ment marchand neutre, avait öte at-tribue aux puissances belligörantes,seulement pour s’assurer de la since-rite du pavillon ; que cette verite ötaitbien mieux constatee, quandc’etait unbätiment de guerre de la nation neutrequi le cerlifiait; que s’il en etait autre-ment, il s’ensuivrait que les plusgrandes escadres, cscortant un con-voi , seraient soumises ä l’affront de lelaisser visiter par un brick, ou mömepar un corsaire. II terminait en disantque le capitaine danois , qui avait re-pousse une violence, ä laquelle il nedevait pas s’attendre, n’avait fait queson devoir.

La frögate danoise la Freya , escor-tant un convoi marchand, se trouva,le 25 juillet 1800, a l’entree de la Man-che, en presence de quatre frögatesanglaises, sur les onze heures du ma-tin. L’une d’elles envoya ä bord de ladanoise, un oflicier, pour demanderoü eile allait, et prövenir qu’il allaitvisiter le convoi. Le capitaine Krappröpondit que son convoi ötait danois ;il montra ä l’oflicier anglais les papierset les ccrtificats qui constataient samission , et fit connaitre qu’il s’oppo-serail a toute Visite. Alors une frögateanglaise se dirigea sur le convoi, quirefut ordre de se rallier ä la Freya.En möme temps, une autre fregates’approcha de cette derniere, et tirasur un Mtiment marchand. Le danois repondit ä son feu, mais de fagon quele boulet passa pur dessus la fregateanglaise . Sur les huit heures, le com-modore anglais arriva, avec son vais-seau, pres de la Freya, et reilera lademande de visiter le convoi sans au-cune Opposition. Sur le refus du capi-taine Krapp, une chaloupe anglaise sedirigea sur le marchand le plus voisin.Le danois donna ordre de tirer sur lachaloupe; alors le cornmodore an -