NEÜTRES.
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nemies 6taient couvert.es par le pavil-lon neutre, tout comme les marchan-^ises neutres, trouvees ä bord de bä-timens ennemis, etsuivaientle sort dec es bAtimens, exceptd toutefois pen-Dant les deux premiers mois apres laDeclaration de guerre; que les vais-seaux et corsaires des deux nationsseraient traitds, dans les ports res-Pectifs, comme ceux de la nation laplus favorisee.
Cc traite tut signe par les ministresPlenipotenliaires des deux puissancesä Paris , le 30 septembre 1800. Le 3octobre suivant, M. Joseph Bonaparte ,President de la commission chargeeDe la negociation, donna une föte,Dans sa terredeMorfontaine, aux en—voyes amöricains: le premier consuly assista. Des emblemes ingeuieux,des inscriptions heureuses rappelaientles principaux evenemcns de la guerredel’independance americaine; partouton voyait rfeunies les armes des deuxröpubliques. Pendant le diner, le Pre-mier consul porta le toast suivant :Aux mdnes des Franpais et des Ameri-cains morls sur le champ de bataillepour l'independance du Nouveau Monde.Celui-ci fut porte par le consul Cam-baceres : Au successeurde Washington .Et le consul Lebrun porta le sienainsi : A l’union de l’Amerique avec lespuissances du Nord, pour faire respecterla liberte des mers. Le lendemain 4octobre, les ministres americains pri-rent couge du premier consul. On re-marqua dans leurs discours les phra-ses suivantes : Qu’ils esperaient que laConvention sign6e le 30 septembre,serait la base d’une amitie durableentre la France et l’Amerique , et queles ministres amöricains n’omettraientrien pour concourir ä ce but. Le pre-ruier consul repondit que les dill'e-rentls, qui avaienl esiste, 6taient ter-
mines; qu’il n’en devait pas plus resterde trace que de demßles de famiile ;que les principes liberaux, consacresdans la convention du 30 septembre,sur l’articlc de la navigation, devaientAtre la base du rapproebement desdeux republiques, comme ils l’ßtaientde leurs iriteröts; et qu’il devenait,dans les circonstances präsentes, plusimportant que jamais, pour les deuxnations, d’y adherer.
Le traite fut ratifie le 18 fevrier1801, par le President des Etats-Unis ,qui en supprima l’article 2, ainsicon^u :
« Les ministres plenipotentiaires» des deux parties ne pöuvant, pour le» present, s’accorder, relativementau» traitö d’alliance du 6 fevrier 1778,
» au traite d’amitie et de commerce» de la m&me date, et ä la convention» en date du 4 novembre 1788; non» plus que relativement aux indemni-» tes mutuellement dues ou r6cla-l » mees, les parties negocieront ult6—» rieurement sur ces objets, dans un» temps convenable, et jusqu’a ce» qu’elles se soient accordees sur ces» points, lesdits traites et convention» n’auront point d’effet, et les rela-» tions des deux nations serontregldes» ainsi qu’il suit, etc. »
La suppression de cet article faisaitcesser ä la fois ies Privileges qu’avaitla France par le traite de 1778, et an-nulait les justes reclamations que pou-vait faire l’Amerique , pour des tortsdprouves en temps de paix. C’etaitjustement ce que le premier consuls’etait proposö, en etablissant ces deuxobjets, l’un comme la balance de l'au-tre. Sans cela, il eüt dtd impossiblede satisfaire le commerce des Etats-Unis , et de lui faire oublier les pertesqu’il avait dprouvees. La ratificationj que donna le premier consul, le 31