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Tome sixième.
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MEMOIKES DE NAPOLEON .

juillet 1801, portait que, bien cnten-du, la Suppression de l’articlc 2annu-lait toute espece de rüclamations d’in-demnites, etc.

II n’est pas d’usage de faire desmoditications aux ratifications. Kienn’est plus contraire au but de touttraitü de paix, qui est de retablir labonne harmonie. Les ratifications doi-vent toujours ötre pures et simples;le traite doit y ütre transcrit, sansqu’il y soit opere de changemens, alind’üviter d’ombrouiller les questions.Si cet evenement eüt 6te prevu, lesplenipotentiaires eussent fait deuxcopies, l’une avec l’article 2, et l’autresans cet article : tout alors eüt etcsuivant les regles.

§ VII.

L’empereur Paul avait succede al’imperatrice Catherine II . Ennemijusqu’au delire de la revolution fran-Caise, ce que sa mere s’etait conlcnleede promcttre, il l’avait effectuö; ilavait pris part ä la deuxieme coalilion.Le güneral Suwarow , ä la tüte desoixante millc Russes, s’avan^a en Ita-lie, tandis qu’une autro armee russeentrait en Suisse , et qu’un corps dequinze mille liommes elait mis par leczar, a la disposition du duc d’Yorck,pour conquerir la Hollande. C’olaittout ce que l’empire russe avait detroupes disponibles. Vninqueur auxbatailles de Cassano, de la Trcbbia,de Novi, Suwarow avait perdu la moi-tie de son armee duns le Saint-üothardet dans les dill’erenles vallees de luSuisse, apres la butaille de Zürich , oüKorsakow avait üte pris. Paul sentitalors toute l’imprudence de sa con-duite; et, en 1800, Suwarow retournaen Itussie, rarnenant avec lui a peinele quart de son armee. L’empereur

Paul se plaignait amerement d’avoirperdu l’ülite de ses troupes, qui n’a-vaient üte secondees ni par les Au-trichiens, ni par les Anglais . Il re-prochait au cabinet de Vienne de s’ü-tre refuse, apres la conquüte du Piü-mont, ü remettre, sur son tröne, leroi de Sardaigne ; de n’ülre point ani-me d’idees grandes et genüreuses;mais de se laisser entiürement domi-ner par des vues de calcul et d’interüt.Il se plaignait aussi de ce que les An-glais, maitres de Malte, au lieu de re-tablir l’ordre de Saint-Jean et de res-tiluer cette ile aux Chevaliers , se l’e-taient appropriee. Le premier consulne negligeait rien pour faire fructifierces germes de mücontentement. Penapres la bataille de Marengo, il trouvale moyen de flntter rimagination viveet impülueuse du czar, en lui envoyantl’epee que le pape Leon X avait don-nüe ä Ille-Adam, comme un temoi-gnage de sa satisfaction, pour avoirdüfendu Ithodes contre les infideles.Huit ä dix mille soldats russes avaientetü faits prisonniers en ltalie, ä Zü-rich , en llollande; le premier consulproposa leur üchange aux Anglais etaux Autrichiens. Les uns et les autresrefuserent : les Autrichiens, parcequ’ils avaient encore beaucoup delcurs prisonniers en France ; et lesAnglais , quoiqu’ils eussent un grandnombre de prisonniers fran^ais, parceque, suivant eux, cette propositionütnit contraire ä leurs principes. Quoi!disait-on au cabinet de Saint-James,vous refuscz d’echanger möme lesRusses , qui ont üte pris en Hollande,en combatlant dans vos propres rangssous le duc d’Yorck? Comment! di-sait-on au cabinet de Vienne, vous nevoulez pas rendre ä leur patrie ceshommes du Nord, ä qui vous devez lesvictoires de la Trebbia , de Novi, vos