NEBTRES.
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conquötes en Italic, et qui ont laissü 1chez vous une foule de Frangais qu’ils°ut fails prisonniers 1 «Taut d’injusticeWindigne, dit le premier consul. Elibien! je les rendrai au czar sar.sbehänge; il verra l’estime que je faisdes braves.» Les officiers russes prison-niers recurent sur-lc-champ des epees,e t les troupeä de cette nation fureutteunics ä Aix-la-Chapelle , ou bieutöteiles furent liabillees complelement aneuf, et armees de belles armes denos manufactures. Un general russelut Charge de les organiser cn b ata iEIons, en regimens. Ce coup retentit ala fois n Londres et ä Sairit-Peters-bourg. Attaque par tant de pointsdifferens, Paul s’exalta, et porla toutle feu de son imagination, toute l’ar-deur de ses vccux vers la France . Ue xpedia un courrier au premier con-®nl, avec une lettre oü il disait: « Ci-s toyen premier consul, je ne vous» öcris point pour entrer en discus-sion sur les droits de l’homme ou» du citoyen : chaquc pays se gouver-» ne eomme il Ventcnd. Partout oü je» vois ä la töte d’un pays, un liomme» qui sait gouverner et se batlre, mon» cocur se porte vers lui. Je vous eeris» pour vous faire connaitre le mecon-» tentement que j’ai contre l’Angle -» terre, qui viole tous les droits des» nations, et qui n’est jamais guidee» que par sou ego’isme et sou interüt.
* Je veux m’unir avec vous pour met-tre un terme aux injustices de ce '» gouvernement. »
Au commencement de döcembre1800,le genöral Sprengporten,Finlan-dais, qui avait passö au service de laRussie , et qui, de cosur, etait allachö äla France, arrivaä Paris . 11 portnit desInttres de l’empereur Paul, et etaitCharge de prendre le commandernentdes prisonniers russes, et de les ramc-
ner dans leur patrie. Tous les officiersde cette nation, qui retournaient enltussie, se louaient sans cesse des bonstraitemens et des egards qu’ils avaientrepus en France , surtout depuis l’ar-rivee du premier consul. Bientöt lacorrespondance entre l’empereur Paulet ce dernier, devinl journalierc ; ilstrailaient directement des plus grandsinteröts et des moyens d’liumilier lapuissance anglaise. Le general Spreng-porten n’etait pas Charge de traiter dela paix, il n’en avait pas les pouvoirs.
Il n’elait pas non plus ambassadeur;la paix n’existait pas. C’etait donc unemission exlraordinaire : ce qui permitd’accorder, sans consöquence, ä cegeneral toutes les d/slinctions propresä flatter le souverain qui l’avait en-voye.
§ vm.
L’expödiüon de l’amiral Dikinson etla couvenlion prealnble de Copenha-guc, qui en avait etö la suite, avaientdeconcerte le projet des trois puissan-ces muritimes du nord, d’opposcr uneligue ;i la tyrannie des Anglais . Ceux-ci continuaient de vieler tous les droitsdes neulres; ils disaient que, puisqu’ilsavaient pu attaquer, prendre et con-duire en Angleterrela fregate la Freyaavec son convoi, sans que, roalgre cetevenement, le Danemarck eüt cessöd’ölre allie et ami de l’Angleterre, lacomiuite de la croisiere anglaise avaitöte lögitime; et que le Danemarck avait,par cela möme, reconnu le principequ’il nepouvaitconvoyer ses bütimens.Neanmoins cette derniere puissanceetait loin d’approuver l’insolence despretentions de l’Arigleterre. Prise iso-lement ct au depourvu, eile avait ced6;mais eile esperait qu’ä la faveur desglaces, qui allaient fermer le Sund