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Tome sixième.
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MEMOIKKS l*E NAPOI.EON.

et la Baltique , eile pourrait, agissantde concert avec la Suede et la Russie ,faire reconnaitre les droits des puis-sances neutres. La Suede etait indi-gnee de la conduite du cabinet deSaint-James; et quant ä la Russie ,nous avons dejä fait connaitre sesmotifs de haine contre les Anglais . Letraite du 30 septembre entre la France et l’Amerique , venait de proclamerde nouveau les principes de l’indepen-dancc des mers ; l’hiver etait arrivö ;le czar se declara ouvertement pources principes que, des le 15 aoüt, ilavait proposd aux puissances du nordde reconnaitre.

Le 17 novembre 1800, l’empereurPaul ordonna, par un ukase, que tousles cffets et marchandises anglaises,qui etaient arrAtees dans ses etats parsuite de l’embargo qu’il avait mis surles navires de cette nation, fussentreunis en une masse, pour liquiderlout ce qui serait du aux Russes parles Anglais . 11 nomma une Commissionde nAgocians, qu’il chargea de cetteOperation. Les equipages des bAti-mens furent considerAs comme pri—sonniers de guerre, et envoyAs dansl’interieur de l’empire. Eniin, le 16ddcembre, une convention fut signeeentre la Russie , la SuAde et le Dane-marck, pour soutenir les droits de laneutralite. Pcu apres, la Prusse y ad-hAra. Cette convention fut appelec laquadruple alliance. Ses principalesdispositions sont: 1° le pavillon cou-vre la marchandise ; 2° tout MtimentconvoyA ne peut Atre visitö; 3° ne peu-vent Atre consideres comme effets decontrebande, que les munitions deguerre, telles que canons, etc.; 4“ ledroit de blocus ne peut Atre appliquAqu’ä un port rAellement bloque; 5°tout bAtiment neutre doit avoir soncapituirie et la inoitic de son equipage

de la nation, dont il porte le pavillon;6° les bAtimens de guerre de chacunedes puissances contractantes protege-ront et convoyeront les bAtiments decommerce des deux autres; 7° une es-cadre combinee sera rAunie dans laBaltique , pour assurer 1’exAcution decette convention.

Le 17 decembre, le gouvernementanglais ordonna la course sur les bAti-mens russes; et le 14 janvier 1801,en reprdsailles de la convention du 16decembre 1800, qu’il appelait atten-tatoire d ses droits, il ordonua un em~bargo gdneral sur tous les bAtimensappartenant aux trois puissances, quiavaient signe la convention.

Aussitöt qu’elle avait ete ratifiee,l’empereur Paul avait expedie un ofli-cier au premier consul, pour la lui faireconnaitre. Cet oflicier lui fut presentea la Malmaison, le 20 janvier 1801, etlui remit les lettres de son souverain.Le möme jour, parut un arrfitd desconsuls, qui ddfendit la course sur lesbätimens russes. Il n’y fut pas ques-lion des bAtimens danois et suddois,parce que la France dtait en paix avecces puissances.

Le 12 fdvrier, la cour de Berlin faitconnaitre au gouvernemenl anglais ,qu’elle accede A la convention despuissances du nord. Elle le somme derdvoquer et de lever l’embargo mis,en Angleterre, sur les bAtimens da-nois et suedois, en haine d’un principegendral; distinguant ce qui est relatifa ces deux puissances, de ce qui estrelatif A la Russie seule.

Le minislre de Suede en Angleterreremet, le 4 mars, au cabinet britan-nique, une note dans laquelle il donneconnaissancedu traitd du 16 decembre1800. Il s’dtonne de l’asserlion del’Angleterre , que la Suede et lespuissances du nord veulent innover ,