NEÜTUES.
tandis qu'elles ne soutiennent queles droits 6tablis et reconnus par toutespuissanr.es dans les traites ante-rie urs, et notamment par l’Angleterreeile-mörne, dans ceux de 1780 , 17836t 17%. Une convention pareille liaSuede et leDanemarck; 1’Angieterre11 e protesta pas, et möme restaspectatrice des preparatifs de guerre de cesPuissances pour soutenir ce traitö.
E'ie ne pretendit pas alors que ce traitöe t ces preparatifs fussent un acted’hostilite; aujourd’hui eile se conduita utrement; mais cette difförence nev >ent pas de ce que les puissances ontajoutö Ü leurs demandes; eile n’estque la suite d’un principe maritimeque l’Angleterre a adoptö et voudraitfaire adopter dans la prösente guerre.Ainsi nne puissance, qui s’est vanted’avoir pris les armes pour la libertöde l’Europe , mödite aujourd’hui l’as-servissement des mers.
S. M. suedoise röcapitule les offen-ses impunies, que les commandansdes escadres anglaises se sont permi-ses, möme dans les ports de la Suede ;les visites inquisitoriales que les croi-seurs anglais ont fait subir aux naviressuedois , l’arrestation des convois en1798, l’outrage fait au pavillon suedoisdevant Barcelonne , et le deni de jus-tice dont se sont rendus coupables lestribunaux anglais . S. M. suedoise necherchepasä se venger, eile ne cherchequ’ä assurer le respect du. a son pavil-lon. Gependant, en represailles del’embargo mis par les Anglais , eileen a fait mettre un sur les navires deceux-ci dans ses ports. Elfe le levera,lorsque le gouvernement anglais don-nera satisfaction sur l’arrestation desconvois en 1798, sur l’affaire devantBarcelonne , et enfin sur l’embargo dul^janvier 1801.
La teneur de la convention du 16
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decembre fait assez voir qu’il n’estquestion, pour la Suede , que des droitsdes neutres, et qu’elle reste etrangerea toute autre quereile. Le ministredanois termine en demandant ses passe-ports.
Lord Hawkersbury röpondit ä cettenote, que S. M. britannique avait pro-clame plusieurs fois son droit invaria-ble de defendre les principes mariti-mes qu’une expörience de plusieursannees avait fait connaitre comme lesmeilleurs, pour garantir les droits despuissances belligerantes. Mtablir lesprincipes de 1780, est un acte d’hosti-litts dans ce temps-ci. L’embargo surles bcltimens suödois sera maintenu,tant que S. M. suedoise continueraafaire partie d’une confederation ten-dant ä etablir un Systeme de droits in-compatible avec la dignite, l’indepen-dance de la couronne d’Angleterre,les droits et les intöröts de ses peu-ples. L’on voit, par cette röponse delord Hawkersbury, que le droit quereclame l’Angleterre est posterieurau traitö de 1780. II eüt donc falluqu’il cität les traitös par lesquels,depuis cette epoque, les puissancesont reconnu les nouveaux principesde la Grande - Bretagne sur les neu-tres.
§ IX.
La guerre se trouvait ainsi declaröeenlre l’Angletere d’une part, la Russie ,la Suede , le Danemarck, de l’autre. Lesglaces rendaient la Baltique imprati-cable; des expöditions anglaises furentenvoydes pour s’emparer des coloniesdanoises et suödoises, dans les Indesoccidentales. Dans le courant demars 1800, les lies de Sainte-Croix,Saint-Thomas, Saint-Bartholome, tom-berent sous la domination britannique.