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fut jetö sur un baue, le Hammon-banc, et perit corps et biens. Le 20rnaTs 1 eile fut signalee dans le Cattögat.Le möme jour une fregate conduisit äLlseneur le commissaire Vansittart,ebargd t conjointement avec M. Pru-ftond, de remettre Yultimatum dugouvernement anglais . Le 24, ilsrevin-fent ä bord de la flotte, et donnerentdes nouvelles de tout ce qui se passaita Copenhague et dans la Baltique . Laflotte russe etait encore ä Level, etCe fle suedoise ä Carlscrona. Les An-glais craignaient leur reunion. Le cabi-Rct anglais avait donnö pour instruc-tioris a l’amiral Parker, de detacher leLanemarck de l’alliance des deux puis-sances, en agissant par la erahne ouPar l’efifet d’unbombardement. Le Da-Remarckainsineutralise, la flotte com-Ainße se trouvait de beaucoup dimi-RRee, etles Anglais avaient l’entree li-Are de la Baltique . 11 paravt que le Con-seil hesita sur la question de savoir s’i!devait passer le Sund ou le grandBelt. Le Sund , enlre Cronembourget la cöte suedoise , a deux millctrois Cents toises; la plus grande pro-fondeur est ä quinze cents toises desbatteries d’Elseneur et ä huit cents dela cöte de Suede . Si donc les deux eu-tes avaient ete egalement armees, lesvaisseaux anglais auraient ete obligö-de passer ä la distance de onze cent‘toises de ces batteries. A Elseneur et& Cronembourg , on comptait plus diCent pieces ou mortiers en balterie,On conroit les dommages qu’une esca-dre doit eprouver dans un pareil pas-sage, tant par la perte des mils, ver-gues, que par lesaccidents desbombesP’un autre cöte, le passage par le;Belts ötait tres ditficile, et les officiers0 Pposes a ce projet, annonpaient queflescadre danoise pouvait alors sortiid o Copenhague , pour aller se joindrt
aux flottes fran^aise et hollandaise.
Cependant l’amiral Parker se decidapour ce passage, et le 26 mai, toute laflotte fit voile pour le grand Belt. Maisquelques bätimens lögers, qui öclai-raient la flotte, ayant touche sur lesroclies, eile revint le möme jour ä sonancrage. L’amiral prit alors la resolu-tion de passer par leSund; et apres s’ö-tre assuredes intentions qu’avai t le com-mandant de Cronembourg de döfendrele passage, la flotte, profitant d’unvent favorable , le 30, se dirigea dansle Sund . La flotlille debombarde s’ap-procha d’Elseneur pour faire diver-sion, en bonibardant la viile et le ehä-leau; mais bientöt la flotte s’etantaper^ue que les batteries de la Sue-de ne tiraient pas, appuya sur cettecöte, et passa le detroit, hors de laporteedes batteries danoises, qui firentpleuvoir une gröle de bombes et deboulets. Tous les projecliles tomberenta plus de cent toises de la flotte , quineperditpas un seul liomme.
Les Suödois, pour se justitier de ladöloyaute de leur conduite, ont alle—gue que, pendanl l’hiver, il n’avaitpas öte possible d’ölever des batte-ries, ni möme d’augmenler celle desix canons qui existait; que d'ailleurs,le Danemarek n avait pas paru le de-sirer, dans la crainte probablementque la Suede ne fit de nouveau valoirses anciennes pretentions, eu voulantprendre la moitiö du droit que leDanemarek pergoit sur tous ies bäti-mens qui passent le detroit. Leurnombre est annuellement de dix ädouxe mille; ce qui rapporte ä cettepuissance de deux millions cinq centmille francs ä trois millions. On voitcombien ces raisons sont futiles. IIne fallait que peu de jours pour pla-cer une ccntaine de bouches ä feuen batterie; et les preparatifs que