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Tome sixième.
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MKM01RES T*E NAPOLEON.

l’Angleterre faisait, depuis plusieursmois, pour cette expddition, et endernier lieu, la Station de plusieursjours de la flotte dans le Catldgal,avaient donne ä la Suede bien au-deladu temps qu’il lui fallait.

Le mßme jour 30 mars, la flottemouilla entre l’ile de Huen et Copen-hague. Aussitöt les amiraux anglais etles principaux ofliciers s’embarquerentsur un schooner, pour reconnaiti ela position des Danois.

Lorsque l’on a passö le Sund , onn’estpas encore dans la Baltique . Adix lieues d’Elseneur est Copenhague .Sur la droite de ce port, se trouvel’ile d’Amack, et ä deux lieues de cetteile, en avant, estle rocher de Sallholm.II faut passer dans ce d6troit, entreSaltholm et Copenhague , pour entrerdans la Baltique . Cette passe est encoredivisöe en deux canaux, par un banc,appeld le Middle-Ground, qui est situfivis-ä-vis Copenhague ; le canai royal estcelui qui passe sous les murs de cetteville. La passe entre l’ile d’Amack etSaltholm n’est bonne que pour desvaisseaux de 74; ceux ä trois ponts lafranchissent diflicilement,et sont mömeobliges de s’alleger d’une partie deleur artillerie. Les Danois avaientplacß leur ligne d’embossage entre lebanc et la ville, ahn de s’opposer aumouillage des bombardes et chaloupescanonnieres, qui auraient pu passerau-dessus du banc. Les Danois croyaientainsi mettre Copenhague ü l’abri dubombardement.

La nuit du 30 fut employee parles Anglais k sonder le banc; et le 31,les amiraux montcrent sur unc Ire-gate, avcc les ofliciers d’artillerie, alinde reconnailre de nouveau la ligneennemie et remplaccment pour lemouillage des bombardes. II fut rc-connu que, si l’on pouvait detruire la

ligne d’embossage, des bombardespourraient se placer pour bombarderle port et la ville; mais que, tant quela ligne d’embossage existerait, celaserait impossible. La diflicult6, pourattaquer cette ligne, 6tait tres grande.On en 6tait s6par6 par le banc deMiddle-Ground, et le peu d’eau quirestait au-dessus de ce banc, ne per-mettait pas aux vaisseaux de hautbord de le franchir. II n’y avait donc depossibilite qu’en le doublant et venantensuite, en le rasant par stribord, seplacer entre lui et la ligne danoise,Operation fort hasardeuse. 1° Car, onne connaissait pas bien le gisement etla longueur du banc, et l’on n’avaitque des pilotes anglais qui n’avaientnavigu6 dans ces mers qu’avec desbätimens de commerce. On sait d’ail—leurs que les pilotes les plus habilesne peuvent se guider, en pareilles cir-constances, que par les bouöes; maisles Danois, avec raison, les avaientötdes, ou mal placdes expres. 2° Lesvaisseaux anglais , en doublant le banc,«ütaicnt exposös ä tout le feu des Da-nois, jusqu’ü ce qu’ils eussent pris leurligne de bataille. 3" Chaque vaisseaud6sempar6 serait un vaisseau perdu,parce qu’ii s’dchouerait sur le banc, etcela sous le feu de la ligne et desbatteries danoises.

Les personnes les plus prudentescroyaient qu’il ne fallait pas entre-prcndre une attaque qui pouvait en-trainer la ruine de la flotte. Nelsonpensa differemment, et fit adopter l eprojet d’attaquer la ligne d’cmbossag eet de s’emparer des batteries decouronne, au moyen de neuf ceid shommes detroupes. Appuye a ces ile**le bombardement de Copenhague de-venait facile, et le Danemarck pouvait6tre considörd comme soumis.commandant en chef ayant approuv e