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qu’il n’y a point d’objets de contre-hande; 3» q öe j es objets de contre-bande sont les seules munitions deguerre; 5.0 q Ue ^ ou f ^Sttiment mar-chand, convoye par un bütiment deguerre, nc peut 6tre visit6 ; 5 ° que ledroit de blocus ne peut s’entendre que^ es ports reellement bloquös. Nousa^ons ajoutd que ces principes avaientete defendus par tous les jurisconsul-les et par toutes les puissances, et re-Con uu dans tous les traites. Nous avonsprou-yg qu’iis etaient en vigueur en1 ^ 80 , et fnrent respectes par les An-»klis; qu’iis l’etaient encore en 1800 ,et furent 1’objet de la quadruple al-liance, signee le 16 deccmbre de cetteannee. Aujourd’tiui il est vrai de direque la Russie , la Suedc, le Danemarck,
°nt recotmu des principes diöerens.
Nous verrons, dans la guerre, quisuivit la rupture du traitd d’Amiens ,que l’Angleterre alla plus loin, et quecederuier principe qu’elle avait recon-uu, eile le meconnaissait, en dtablis-sant celui du blocus, oppcle blocus surle papier.
La Russie, la Suede et le Dane-marck ont (ledere, par le traite du 17janvicr 1801 , que les mers apparte-naient ä l’Angleterre; et par lä, ilsontautorise la France , partie belligörante,ä ne reconnaitre aucun principe deoeutralitd sur les mers. Ainsi, dans letemps m&me oü les proprietes parti-c ulieres et les hommes non combat-tans sont respectäs dans les guerres de* er re, on poursuit dans les guerres den»er, les proprietös des particuliers,uon seulement sous le pavillon enne-Un, mais encore sous le pavillon neu-ere; ce qui donnc lieu de penser que,s > l’Angleterre seule ent 6te lögisla-teur dans les guerres de terrc, eile®dt etabli les mfsmes lois qu’elle a dta-^les dans les guerres de mer. L’Eu-
BATAILLE NA VALE d’ABOÜKIB.
rope serait alors retombec dans labarbarie, et les proprietes particulieresauraient dtd saisies comme les pro-pridtes publiques.
BATAILLE NAYALE D’ABOUKIR.
Ce que l’on pense ä Londres de l’expeditionqui se preparo dans les ports de France.—Mouvement des escadres anglaises dans laMediterranee, en mai, juin et juillet. —Cbaoces pour et contre les arinees navalesfranyalscs et anglaises, si olles se fussentrencontrees en route. — L’cscadre fran-Caiso recoit l’ordro d’entrer dans lo portvieux d’Atexandrie. Elle s’cmbosse dansla rade d’Aboukir. —Napoleon apprendqu’elle est restee a Aboukiv. Sou etonne-ment. — L’escadre franpaise embossee estreconnue par une fregate anglaise. —Ba-taille d’Aboukir.
§ I e '-
L’on apprit tout a la fois en Angle-terre qu’un armement considerable sepreparait ä Brest, Toulon , G&nes,Civita-Vecchia ; que l’escadrc espa-gnole de Cadix s’armait avec activite; etque des camps nombreux se formaientsur l'Escaut, sur les cotes du Pas-de-Calais, de Normandie et de Bretagne .Napoleon , nomme general en chef del’armee d’Angleterre, pareourait tou-tes les cotes de l’Ocean, et s’arrßtaitdans tous les ports. II avait reuni presde lui, a Paris , tout ce qui restait desanciens oiliciers de marine, qui avaientacquis un nom pendant la guerred’Amerique , tels que Buhor, Ma-rigny, etc., Ils ne justifierent pas leurreputation. Les intelligenc.es que laFrance avait avec les Irlandais-unis, nepoavaient elre teUement secreles, quele gouvernementanglais n’en sät quel-que chose. La premidre opinion du ca-