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Tome sixième.
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MEMOIRES DE NAPOLEON .

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considörer, comme Signal permanentet constant, celui de prendre part aucombat et de soutenir ses voisins.

L’escadre de Nelson ötait une desplus mauvaises que l’Angleterre eütmises en mer dans ces derniers temps.

§ iv.

L’escadre frangaise regut l’ordred’entrer ä Alexandrie ; eile ötait nö-cessaire a l’armee et aux projets ulttl-rieurs du general en chef. Lorsque lespilotes turcs declarerent qu’ils ne pou-vaient faire entrer des vaisseaux de74, et ä plus forte raison de 80 canons,dans le port vieux, l’etonncmenl futgrand. Le capitaine Barre, oflicier demarine tres distingue, chargö de veri-fier les passes, declara positivement lecontrairc. Les vaisseaux de 64 et les'Legates entrerent sans difficulte;mais l’amiral et plusieurs ofiiciers demarine persisterent ä penser qu’il fal-lait faire une nouvelle verilication,avant d’v exposer toute l’escadre.Comme les > aisseaux de guerre avaientä bord rartillerie et les munitions del’armee, et que la brise elait asscz for-de, l’amiral proposa de tout debarquerä Aboukir, döclarant que trente-sixheurcs sufliraienl pour cela, tandis qu’illui faudrait cinq a six jours pour fairecetle Operation , en restant ä la voile.

Napoleon , en partant d’AIcxandriepour marcher ä la renconlrc desMa-melucks, reitera il l’amiral l’ordrcd’entrer dans le port d’AIcxandrie,et, dans le cas oü il le croiraitimpossible, de se rendre ä Corfou , oüil recevrail de Constantiriople, desordres du ministre frangais Talley-rand, et de se porter de lä ä Toulon si ces ordres tardaient trop ä lui arri-ver.

L’escmlre pouvait entrer dans le

port vieux d’Alexandrie . Il fut recon-nu qu’un vaisseau tirantvingt-unpiedsd’cau, le pouvait sans danger. Ceuxde 74, qui tirent vingt-trois pieds,n’auraient donc 6tö obligcs que des’allöger de deux pieds; les vaisseauxde 80, tirant vingt-quatre pieds et de-mi, se seraient allöges de trois piedset demi; et, enfin , le vaisseau ä troisponts, tirant vingt-sept pieds, auraitdu s’allöger de six pieds. Ces allege-ments pouvaient avoir lieu sans incon-venient, soit en jetant l’eau b la mer,soit en diminuant l’artillerie. Un vais-scau de 74 peut ütre rüduit ä un tirant

d’eau de., en Otant seulement son

eau et ses vivres, et ä celui de., en

ötant son artillerie. Ce moyen futpropose par les ofliciers de marine al’amiral. Il rc^pondit que, si tousles treize vaisseaux etaient de 74, ilaurait recours ä cet expedient; maisqu’ayant un vaisseau de 120 canons ettrois de 80, ilcourraitles chances, unefois cnlrü dans Ic port, de n’en pouvoirplus sortir, et d’ütre bloque par une es-cadre de huit ou neuf vaisseaux anglais ,puisqu’il lui serait impossible d’instal-lcr les trois vaisseaux de 80 et V Orientde maniere ü ce qu’ils pussent com-battre, ötant röduits au tirant d’eau,qui leur permettait de traverser lespasses. Cet inconvönient en lui-mö-mc etait leger ; les vents qui rögnentdans ces parages rendaient impossibleun blocus rigoureux, et il suflisait quel'escadre eüt vingt-quatre heurcs de-vant eile, apres la sortie des passes,pour pouvoir completer son arme-ment. 11 y avait d’ailleurs un moyennaturcl. C’etaitdeconstruire ä Alexan-drie quatre demi-chamcaux pro-pres il faire gagner deux pieds auxvaisseaux de 80 et quatre h celui de120. l.a eonstruction de ces quatrechamcaiu , pour obtenir un si petü