187
BATAILLE NAVALE d’ABOUKIR.
Resultat, n’exigeait pas de grands tra-vaux. Le Rivoli , construit äVenise,es t sorli tout arme de Malomoko, surUn ehameau, qui lui a fait gngner scptPieds, de sorte qu’il ne tirait plus queSe 'ze pieds. Peu de jours apres sa sor-^ e > d s’est baitu aussi bien qüe possi-hle, contve un vaisseau etune corvelteauglaise. 11 y avait dans Alexandrie des vaisseaux, des fregates et qualrcCents bätiments de transport; ce qui |°flravt tous les materiaux dont on pou-'vail avoir besoin. L’on avait unhon nombre d’ingenieurs de la mari-ne, entre autrcs M. Leroy, qui a pas-se sa \ie dans les cliantiers de cons-truction.
Lorsque la Commission cliargüe dev6rifier le rapport da capitainc Barrecut termine cette Operation , l’amiralenvoya le rapport au general enchef. Mais il ne put arriver assez ätemps pour en avoir la rdponse, lesCommunications ayantete intercepteespendant un mois jusqu’a la prise duCaire.Si le general en clief avait re^u cerapport, il aurait reitere l’ordre d’en-trer dans le port en s’allegeant, et jprescrit, ä Alexandrie , les ouvrages Inecessaires pour la sortie de l’escadre.Mais enfin, puisque l’amiral avait or-dre, en cas qu’il ne püt entrer dans lePort, de se rendre ä Corfou , il setrouvait juge competent et arbitre de saconduitc. Corfou avait une bonne gar-nison franpaise et des magasins de bis-cuits et de viande pour six mois; l’a-miral eilt touebe la cöte d’Albanie ,d’ou il aurait tire des vivres; et enfmses instructionsrautorisnient ä se ren-dre de lä ä Toulon , oü il y avait einq äsixmillebommes appartenant aux regi-mens qui etaient enEgyplc. C’etaientdes soldats renlves de permission oudes liöpitaux, et diflereus ddtachc-*nens qui avaient rejoiut cette place
apres le' depart de l’expüdition,Brueis ne ßt rien de tout cela: ils’embossa dans la rade d’Aboukir, etenvoya ä Rosette demander du riz etdes vivres. On varie beaucoup sur lescauses qui porterentcet amiral a s’obs-tiner ä rester dans cetle mauvaiserade. Quelques personnes ont pensequ’apres avoir jug6 qu’il lui etait im-possible de faire entrer son escadre aAlexandrie , il desirait, avant de quit-ter l’armee de terre, d’ötre assure dela prise du Caire , et de n’avoir plusd’inquielude sur la position de cettearmee. Brueis etait fort attaclie augeneral en clief; les Communicationsavaient 6t6 interceptees; ct, comraec’est l’ordinaire en pareille circonstan-ce, il couraitles bruits les plus fächeuxsur les derrieres de l’armee. Cependantcet amiral avait appris le succes de labataille des Pyramides et l’entrüetriompliante des Francais au Caire le29 juillct. Il parait qu’alors, ayant al-tendu un mois, il voulut encore alten-dre quelques jours et recevoir des nou-velles directes du general en clief.Les ordres qu’avaitl’amiral etant posi-tifs, de tels motifs n’etaicnt pas suffi-sans pour justifier sa conduite. U nedevait dans aucun cas, garder une Po-sition oü son escadre n’etait pas ensürete. 11 eüt concilie les sollicitudesque lui causaient les faux bruits surl’armec , et ce qu’il devait ä la süretede son escadre, en croisant entre les cö-les d’Egypte et de Caramanie, etenenvoyout prendre des renseignenienssur celles de Damiette , ou sur toutaulre point, d’oü il eüt pu avoir desnouvelles de l’armee et d’Alexandrie .
§ V.
Aussitöt que l’amiral eut debarquörartillerie et ce qu’il avait ä l’armde de