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terre, ce qui fut l’affaire de quarante-huit heures, il devait lever Tariere, etse tenir ä la voile, soit qu’il altenditde nouveaux renseignemens pour en-trer dans le port d’Alexandrie, soitqu’il attendit des nouvelles de l’armeeavant de quitter ces parages. Mais il semeprit entierement sur sa position. TIeraploya plusieurs jours ä rectitier saligne d’embossage; il appuya sa gau-ehe derriere la petite ile d’Aboukir;et, la croyant inattaquable, il y plarrases plus mauvais vaisseaux, le Guerrier et le Conquerant. Ce dernicr, le plusvieux de toute l’escadre, ne portait, asa batterie basse, que du 18. Il fit oe-cuper la petite ile, et construire unebatterie de deux pieces de 12.11 pla^a,au centre, sesmeilleurs vaisseaux, l'O-rient, le Francklin, le Tonnant, et äl’extrdmite de sa droite, le Genereux,un des meiileurs et des mieux com-mandds de l’escadre. Craignant poursa droite, il la fit soulenir par le Guil-laume-Tell, son troisieme vaisseau de80.
L’amiral Brueis, dans cette position,ne craignait pas d’ftlrc attaqud par sagauche, qui etait appuyee par l’ile; ilcraignait davantage pour sa droite.Mais, si Tenncmi se portait sur eile , ilperdait le vent. Dans ce cas, il paraitque 1’intention de Brueis dtait d’appa-reiller avec son centre et sa gauche.11 considera cette gauche comme teile-ment ä l’abri de toute attaque, qu’il nejugea pas ndeessaire de la faire prote-ger par le feu de Tile. La faible batte-rie qu’il y fit dtablir, n’avait d’autrebut que d’empdcher Tennemi d’y de-barquer. Sil’amiral avait mieux connusa Situation, il eül etabli, dans cetteile, une vingtaine de pieces de 36 ethuit ou dix mortiers; il eüt l'ait mouil-ler sa gauche aupres d’clle; il eüt rap-pcld d’Alexandrie les deux vaisseaux
de 64, qui auraient fait deux excellen-tes batteries floltantes, et qui, tirantmoins d’eau que les autres vaisseaux,auraient encore pu s’approcher davan-tage de Tile; enfin il eüt tired’Alexan-drie trois mille matelots du convoi,qu’il eüt distribuds sur ses vaisseaux,pour en renforcer les dquipages. Heutrecours, il est vrai, h cette ressouree;mais ce ne fut qu’au dernier moment,et lorsque le combat etait engage; deSorte que cela nc fit qu’accroitre ledesordre. Ilse fit une Illusion completesur la force de sa ligne d’embossage.
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Apres le combat de Rhamanieh, lesArabes du Ba'ird intercepterent toutesles Communications d’Alexandrie avccl’armee: ce ne fut qu’ä la nouveüc dela batailledes Pyramides et de la priscdu Caire , que, craignant le ressenti-ment de l’armde fran^aise, ils se sou-mirent. Le 27 juillet, surlendemainde son entrde au Caire, Napoleon rc~C-ut, pour la premiere fois, des ddpd-ches d’Alexandrie etlacorrespondanccde Tamiral. Son dtonnement fut grandd’apprcndre que Tescadre n’dtait pasen süretd, qu’elle ne se trouvait nidans le port d’Alexandrie, ni danscelui de Corfou , ni mdme en clieminpour Toulon ; mais qu’elle etait dansla rade d’Aboukir, exposde aux atta-ques d’un ennemi supdrieur. Il expe-dia, de l’armde, son aide-de-camp Ju-lien ü Tamiral, pour lui faire connaitretout son mdcuntentement, et lui pres-crire d’appareiller sur-Ie-champ etd’entrer ü Alexandrie , ou de se rendreä Corfou . Il lui rappelait que toutesles ordonnances de la marine ddfen-dent de recevoir le combat dans unerade ouverte. Le chef d’escadron Ju-lien partit le 27, ä sept heures du soir,