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BATAILLE NA YALE d’ABOITKIK.
fi n’aurait pu arriver que le 3 ou le 4a °üt; la bataille eut lieu du l' 1 au 2.Cet officier etant parvenu pres de Te-raauie, un parti d’Arabes surprit ladJerme sur laquelle il dtait, et cebrave jeune homme fut massacre, enfitdendant courageusement les depö-cbes dont il etait porteur, et dont ilCl >nnaissait l’importance.
§ VII.
L’amiral Brueis restait inactif dansla mauvaise position oü il s’6tait plae6.Üne fregate anglaise, detachee depuisvingt jours de l’escadre de Nelson, etq«i le cherchait, se prdsenta devantAlexandrie , vint 6 Aboukir reconnai-Ire toute la ligne d’embossage, et lefit impunöment; pas un vaisseau, pasUtl brick, pas une fregate n’etait ä laVoile. Gependant l’amiral avaitplus detrente bätimens 16gers dont il auraitpu couvrir la mer; tous etaient ä l’an-cre. Les principes de la guerre vou-laient qu’il restät ä la voile avec sonescadre entiere, quels que fussent sesprojets ulterieurs. Mais au moins de-vait-il tenir ä la voile une escadre 16-gere de deux ou trois vaisseaux deguerre, de huit ou dix fr6gates ouavisos, pour empßcher aucun b&timentleger anglais de 1’observer, et pourßtre instruit d’avance de l’arrivee del’ennemi. La fatalit6 l’entrainait.
§ VIII.
Le 31 juillet, Nelson d6tacha deuxde ses vaisseaux, qui vinrent recon-naitre la ligne d’embossage frangaise,Sans 6tre inqui6t6s. Le I er aoüt, l’esca-dre anglaise apparut vers les troislieures apres midi, avec toutes voiiesdehors. Il ventait grand frais des vents,qui sont constans dans cette saison.
L’amiral Brueis 6tait ä diner, une par-tie des equipages ä terre, le branle-basn’ctait fait sur aucun vaisseau. L’ami-ral fit sur-le-champ le Signal de sepröparer au combat. Il exp6dia un of-ficier ä Alexandrie pour demander lesmatelots du convoi: peu apres, il fit leSignal de se tenir pr6t ä mettre ä lavoile; mais l’escadre ennemie arrivaavec tant de rapidit6, qu’on eut &peine le temps de faire le branle-bas;et on le fit avec une nögligence extre-me. Sur VOrient m6me, que montaitl’amiral, des cabanes construites surles dunettes pour loger des officiers deterre pendant la traversee, ne furentpas detruites; on les laissa rempliesde matelas et de sceaux de peintureet de goudron. Sur le Guerrier et surle Conquerant, une seule batterie futdegagee. Celle du cöte de terre futencombr6e de tout ce dont l’autreavait et6 d6barrass6e, de Sorte que,lorsqu’ils furent tourn6s, ces batteriesne purent faire feu. Cela surprit telle-ment les Anglais , qu’ils envoyerentreconnaitre la raison de cette contra-diction; ils voyaient le pavillon fran-$ais flotter, sans qu’aucune piece fitfeu.
La partie des 6quipages qui avait6te detach6e, eut ä peine le temps deretourner a bord. L’amiral, jugeantque l’ennemi ne serait ä la portee ducanon que vers six heures, supposaqu’il n’attaquerait que le lendemain,d’autant plus qu’il ne d6couvrait queonze vaisseaux de 74 ; les deux autresavaient 6t6 d6taches sur Alexandrie ,et ne rejoignirent Nelson que sur leshuit heures du soir. Brueis ne crutpoint que les Anglais l’attaquassent lejour mßme, et avec onze vaissi auxseulement. L’on pense que d’abord ileut le projet d’appareiller, mais qu’iltarda d’en donner l’ordre, jusqu’ä ce