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8ri5M01B.ES DE NAPOLEON.
qne les matelots qu’il attendait d’A-boukir fussent embarquös. Alors la ca-nonnade etait engagöe, et un vaisseauanglais avait öchoue sur l’ile, ce quidonnait ä Brueis un nouveau degre deconfiancc. Los matelots demandds äAlexandrie, n’arriverent que vers huitlieures; on se canonnait dejä sur plu-sieurs vaisseaux. Dans le tumulte,Tobscurite, un grand nombre d’entrecux resterent sur lc rivnge et ne s’cm-barquerent point. Le projet de l’ami-ral anglais dtait d’attaquer de vaisseauä vaisseau, chaque bAtimont anglais jetant l’ancre par Tarriere, et se pla-Qant en travers de la proue des Fran-fais. Lc hasard changea cctte disposi-tion. Le CulloJen , destine ä attaquerle Guerricr, voulant passcr entre sagauche et l’ile, echoua. Si l’ile avaitete armöe de quelques grosses pieces,cc vaisseau etait pris. Le Goliath, quile suivait, manccuvrant pour semouil-ler en travers de la proue du Gucrrier,fut entraine par lc vent et lc courant,et ne jeta Tariere qu’apres avoir do-passe et lournö ce vaisseau. S’apcrcc-vant alors que la balteric gauche duConquerant ne tirait pas, par le molifexplique plus haut, il se plara bord äbord avec lui, et lc desempara en peude temps. Le Zeli, deuxieme vaisseauanglais , suivit le mouvement du Go-liath , et, se mouillant bord A bord duGucrrier , qui ne pouvait pas repondreä son feu, il le demAta promptement.JL'Orion, troisiemo vaisseau anglais ,executa la meine manocuvre; mais,dans. son mouvement, il fut retardcpar l’altaque d’une fregate fraw;aise,et vint se mouiller entre le Francklinet le Peuple souverain. Le Vangttaril,vaisseau amiral anglais , jeta Tarierepar le travers du Spartiate, Iroisiemevaisseau franr,:ais. La Defense, lc Belle-vopAofl, lc Mojes tueux ct le Minolawe
suivirent le möme mouvement, et en-gagerent le centre de la ligne franfaisejusqu’au Tonnant, son huitieme vais-seau. L’amiral et ses deux matelotsformaient une ligne de trois vaisseauxfort superieurs ä ceux des Anglais .Le feu fut terrible, le Bellerophon de-gre6, demAtö et oblige d’amener. Plu-sieurs autres bAtimens anglais furentobliges de s’eloigner; et si, dans cemoment, lc contrc-amiral Yilleneuve,qui commandait Taile droite fran<jaise,eilt coupe ses cAbles, et füt tombe surla ligne anglaise, avec les cinq vais-seaux, qui etaient sous ses ordres,l'IIcurcux, le Timolion, le Mercure, leGuillanmc-Tcll, le Genereux, et les fru-gales la Diane et la Justicc; eile eüt6te detruite. L,e Culloden etait echouesur le baue de Bequiires, et le Lcandreoccupe ä Weher de lc relever. L’A-lexandre, le Swüsfure ct deux autresvaisseaux anglais , voyant que notredroite ne bougeait pas, et que le cen-tre de la ligne anglaise, (Hait maltrai-te, s’y porterent. L’Alexandre rem-placa le Bellerophon , et Switsfure atta-qua le Francklin. Le Lcandre, quijusque alors avait ete occupe a releverle Culloden, appele par le danger quecourait le centre. s’y porta pour lerenforcer. La vicloire n’etait rien moinsque decidce. Le Guerricr et le Con-querant ne tiraient plus, mais c’etaientles plus mauvais vaisseaux de l’esca-dre; et, du cAte des Anglais , le Cullo-den et le Bellerophon , etaient hors descrvice. Le centre de la ligne fran-caise avait occasionne, par la grandesuperiorite de son feu, beaucoup plusde dommagc aux vaisseaux opposes,qu’il n’en avait refu. Les Anglais n’a-vaient que des vaisseaux de 74 et depetit modele. 11 ölait presumable, quDle feu so soulenant ainsi toute la nuit,l’amiral yilleuouvc oppareillerait eiifw