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MKM01RES DE NAPOI.EON.
ä dix-huit Cents hommes. Les autresrecruterent l’artillerie, l’infanterie etla cavalerie. Le sauvetage se fit avecactivite; on retira beaucoup de piecesd’artillerie, des munitions, des mAts et d’autres piäces de bois, qui furentutiles dans l’arsenal d’Alexandrie . 11nous resta dans le port, les deux vais-seaux le Causse et le Dubois, quatrefregates de conslruction venilienne,Irois fregates de conslruction fran^aise,tous les bAtimens lögers et tous ceuxdu convoi. Quelques jours apres labataille, Nelson appareilla et quitla lesparages d’Alexandrie , laissant deuxvaisseaux de guerre pour bioquer leport. Quarante bätimens napoiitainsdu convoi solliciterent et obtinrent ducommandaut d’Alexandrie la permis-sion de retourncr chez eux; le com-mandant de la croisiere anglaise lesreunit autour de lui, en retira les(üquipages et mit le feu aux bätimens.Cette violation du droit des gens lour-na conlre les Anglais : les equipagesdes convois italien et frarifais virentqu’ils n’avaient plus de ressouccs quedans le succes de l’armäe fran^aise,et prirent leur parti avec rösolution.Nelson fut regai en triomphe dans leport de Naples .
La perte de la bataille d’Aboukir eutune grande influence sur les affairesd’Lgypte, et möme sur cellcs dumondc. La flotte frangaise*sauv6e ,l’expädition de Syrie n’eprouvait pointd’obstacles; l’artillerie de siege setransportait sürement et facilementäu-delä du desert, et Saint-Jcan-d’Acre n’arrötait point l’armee l'ran-$nise. La flotte franfaisc dütruile, led>ivan s’enhardit ä declarer la guerre äLa France . L’armee perdit un grandappui, so posilion en Egypte cbangeatotalement, et Napoleon dut renoncerä l’espoir d’assurer ä jamais la puis-
sancc francaise dans l’Occident , parles resultats de l’expödition d’Egypte .
§ X.
Depuis que les moindres vaisseauxque l’on met en ligne sont ceux de74, les armees navales de la France ,de l’Anglcterre, de l’Espagne , n’ontpas ete composees de plus de trentevaisseaux. 11 y en a eu cependant qui,momentanement, ont ete plus consi-derables. Une escadre de trente vais-seaux de ligne est, sur mer, ce que se-rait sur terre une armee de cent-vingtmille hommes. Une armöe de cent-vingt mille hommes est une grandearnnie, quoiqu’il y en ait eu de plusfortes. Une escadre de trente vais-scaux a tout au plus le cinquiemed’hommes d’une arm6e de cent-vingtmille hommes. Elle a cinq fois plusd’artillerie et d’un calibre tres sup6-rieur. Le matäriel occasionne ä peupres les mömes döpenses. Si l’on com-pare le materiel de toute l’artillerie decent-vingt mille hommes, des char-rois, des vivres, des ambulances, aveccelui de trente vaisseaux, les deux dä-penses sont egales ou ä peu pres. Encalculant, dans I’arm6e de terre, vingtmille hommes de cavalerie, ct vingt-inille d’arlillerie ou des Equipages,l’entrclien de cette arinee est incom-parablemer.t plus dispendieux que ce-lui de l’annee navale.
La France pouvait avoir trois ilottesde trente vaisseaux, comme trois ar-mees de cent-vingt mille hommes.
La guerre de terre consomme e 11general plus d'hommes que celle demer; eile est plus p6rilleuse. Le soldatde mer, sur une escadre, ne so batqu’une fois dans une Campagne, le sol-dat de terre se bat tous les jours. Lesoldat de mer, quels que soient les