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Tome sixième.
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BATAILLE NA VALE D’AUOOKIl'..

fatigues et les dangers attaches ä cetElement, en eprouve beaucoup moinsque celui de terre : il ne souffre jamais

de la faim, de la soif, il a toujoursavec lui

son logement, sa cuisine, sonböpital et sa pharmacie. Les armeesmer, dans les Services de France etd Angleterre, oü la dicipline raaintientpropret6, et oü l’experience a faitconnaitre toutes les mesures qu’il fautPrendre pour conserver la sant£, ontttwins de malades que les armees deter re. Independamment du peril desc otnbats, le soldat de mer a celui destempötes ; mais l’art a tellement dimi-ce dernier, qu’il ne peut 6trec °mpare ä ceux de terre, tels qu’emeu-tes populaires, assassinats partiels,

Sur prises de troupes legeres enne-öiies.

Un general commandant en chef

une armee navale, et un general coMandant en chef une armee de lensont des hommes qui ont besoinqualites differentes. On nalt avecqualites propres pour commander iarmee de terre, tandis que les qualinecessaires pour commander une im6e navale, ne s’acquiörent que ]l’experience.

Alexandre, Conde, ont pu comman-der des leur plus jeune äge; l’art de laguerre de terre est un art de ge nie,d’inspiration; mais ni Alexandre, niConde, ä l’age de vingt-deux ans,o’eussent commande une arm6e na-vale. I)ans celle-ci, rien n’est gdnie,ni inspiration; tout y est positif etexperience. Le gün6ral de mer n’abesoin que d’une Science, celle de lanavigation. Celui de terre a besoin detoutes, ou d’un talent qui equivaut ätoutes, celui de profiter de toutes lese *periences et de toutes les connais-üances. Un genial de mer n’a rien& deviner, il sait oü est son ennemi,

VI.

il connait sa force. Un general deterre ne sait jamais rien certaine-ment, ne voit jamais bien son en-nemi, ne sait jamais positivement oüil est. Lorsque les armdes sont enprdsence, le moindre accident deterrain, le moindre bois cache unepartie de l’armee. L’ceil le plus exer-cd ne peut pas dire s’il voit toutel’armde ennemie, ou seulement lestrois quarts. C’est par les yeux del’esprit, par l’ensemble de tout le rai-sonnement, par une espece d’inspi-ration, que le general de terre voit,connait et juge. Le göneral de mern’a besoin que d’un coup d’oeil exer-cd; rien des forces de l’ennemi nelui est cachd. Ce qui rend difficile lemdtier de gdndral de terre, c’est lanecessite de nourrir taut d’hommeset d’animaux; s’il se laisse guider parles administrateurs, il ne bougeraplus, et ses expeditions echoueront.Celui de mer n’est jamais gßne; ilporte tout avec lui. Un gendral demer n’a point de reconnaissance äfaire, ni de terrain ä examiner, nide champ de bataille ä dtudier. Merdes Indes, mer d’Amerique, Manche,c’est toujours une plaine liquide. Leplus habile n’aura d’avantage sur lemoins habile, que par la connaissancedes vents qui regnent dans tels ou telsparages, par la prdvoyance de ceuxqui doivent regner, ou par les signesde l’atmosphere; qualites qui s’ae-quierent par l’expdrience, et par l’ex-perience seulement.

Le gßnüral de terre ne connait ja-mais le champ de bataille oü il doitopörer. Son coup d’oeil est celui del’inspiration, il n’a aucun renseigne-ment positif. Les donnöes, pour ar-river ä la connaissance du local, sontsi eventuelles que l’on n’apprendpresque rien par experience. Lest

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