194 M15M01HES BK NAPOLEON.
une facilite de snisir lout d’abord lesrapports qu’ont les tcrrains, selon lanatnre des contrües; c’est enlin undon qu’on appclle coup d’ceil mili-taire, et que les grands genöraux ontrecu de la nature. Cependant les ob-servations qu’on peut faire sur descartes topographiques, la facilitß quedonnent l’education et l’habitude delire sur ces cartes peuvent ötre dequelque secours.
Un g6n6ral en chef de mer dependplus de ses capitaines de vaisseau,qu’un gönöral en chef de terre de sesgtüneraux. Ce dernier a la faculte deprendrc lui-möme le commandementdirect des troupes, de se porter surtous les points et de remedier auxfaux mouvemens par d’autres. Le ge-neral de mer n’a personnellementd’influencc que sur les hommes duvaisseau oü il se trouve; la fumüeempöche les signaux d’ßtre vus. Lesvents changent, ou ne sont pas lesmßmes sur tout l’espace que couvresa lignc. Clest donc de tous les mütierscelui ou les subalternes doivent leplus prendrc sur eux.
II faut attribucr ä trois causes lespertes de nos batailleä navales : 1° ül’irresolution et au manque de carac-tere des göneraux en chef; 2° auxvices de la tactique; 3° au defautd’experienccs et de connaissancesnavales des capitaines de vaisseau, etä l’opinion oü sont ces ofliciers, qu’ilsne doivent agir que d’aprüs les si-gnaux. Les combats d’Ouessant , ceuxde la revolution dans l’Oc^an et dansla M&literrande en 1793, 1794, onttous 6t<5 perdus par ces differentesraisons. L’amiral Villaret, brave desa personne, 6tait saus caractere, etn’avait pas möme d’attachcment ü lacause pour laquelle il se batlait.Martin 6tait un hon marin, mais de
peu de rüsolution. 11s ßtaient d’ail-leurs inlluences tous deux par lesreprösentans dupeuple, qui n’ayantaucune experience, autorisaient defausses operalions.
Le principe de ne faire aucun mou-vement que d’apres un signal de l’a-miral, est un principe d’autant pluserronö, qu’un capitaine de vaisseauest toujours maitre de trouver desraisons pour se justifier d’avoir malexecute les signaux qu’il a refus.Dans toutes les Sciences necessairesä la guerre, la th6orie est bonne pourdonner des idöes günörales, qui for-ment l’esprit; mais leur stricte exe-cution est toujours dangereuse. Cesont les axes qui doivent servir ätracer la courbe. D’ailleurs, les re-gles müme obligent ä raisonner ,pour juger si l’on doit s’ecarter desregles, etc.
Souvent en force superieure auxAnglais , nous n’avons pas su les at-taquer, et nous avons laisse echap-per ieurs escadres, purce qu’on aperdu son temps ä de vaines ma-noeuvres. La premiere loi de la tac-lique maritime doit fitre, qu’aussitötque l’amiral a donnü le signal qu’ilveut atlaquer, chaque capitaine ait äfaire les mouvemens nöcessaires pouraltaquer un vaisseau ennemi, pren-dre part au combat et soutenir sesvoisins.
Ce principe est celui de la tactiqueanglnisc dans ces derniers temps-S’il avait 6te adoptü en France , l’a*miral Yilleneuve, ä Aboukir, ne seserait pas cru innocent de resterinactif vingt-quatre heures avec cindou six vaisseaux, c’est-ä-dire la moi-ti6 de l’escadre, pendant que 1’ennem 1ecrasait l’autre aile.
La marine fran^aise est appelöe aacquerir de la superiorite sur la mfr
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