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Tome sixième.
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BATAILLE TS AVALE ö’ABOUKIR.

rrne anglaisc. Les Fran?ais entendentmi'eux la cotistruction, et les vais-seaux francais, de l’aveu mfeme desAng\ais, sont tous meilleurs que lesleurs, les pieces sont superieures cncalibre d’un quart aus pieces anglai-

ses - Cela forme deux grands avanta-

ges.

Les Anglais ont pl_us de discipline.

Les escadres de Toulon et de l’Es-caut avaient adopte les mömes pra-üques ct usages que les Anglais , etar rivaient a uue discipline aussi sd-v ere, avec la difference que compor-l®it le caractere des deux nations.

La discipline anglaise est une dis-cipline d’esclaves; c’est le patrondevant le serf. Elle ne se maintientque par l’exercice de la plus epou-v antable terreur. lln pareil etat dechoses degraderait et avilirait le ca-ractere francais , qui a besoin d’unediscipline paternclle plus fondee surl’liormeur et les seutimeus.

Bans la plupart des batailles queUous avons perdues contre les An-glais , ou nous etions infdrieurs, ounous etions rdunis avec des vaisseauxespagnols qui, dtant mal organises,et daus ces derniers temps ddgend-res, affaiblissaient notre ligne auHeu de la renforcer; ou bien enfin,les gdneraux commandant en chef,qui voulaient la bataille et marchaienta l’ennemi, jusqu’ä ce qu’ils fussentun prdsence, liesitaient alors, se met-taient en retraite sous diflerens pre-textes, et compromettaient ainsi lesplus braves.

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auires. II esi peu de pays plus ingTats. Toutest rocher, la terre y est rare; on en a faitvenir de Sicile pour accroltre la culture etfaire des jardins. La principale productionde ces lies est le coton : c’est le meilleurdu Levant; elles en font pour quelques mil-lions. Tout ce qui est necessaire ä la vie,vient de Sicile . J,a population des trois liesest de cent mille ämes; elles ne pourraientpas en nourrir dix mille. Le port est un desplus beaux et des plus sürs de la Mediter-ranee. La capitale, Lavalette, est une villede trente mille ämes; il y a de heiles mai-sons, de grandes rues, de superbes fontai-nes, des quais, magasins, etc. Les fortiflcations sont bien entendues, tres considera-bles, mais entassees les unes sur les autresen pierres de taille. Tout y est casemate etä l’abri de la bombe. Cafarelli-Dufalga,qui cominaudait le genie , dit plaisammenten faisant la reconnaissanco : « II est bien» heurcux que nous ayons trouve quelqu’un» dedans pour nous ouvrir les portes. » IIftisait allusion au grand nombre de fossesqu’il eüt fallu traverser et d’cscarpes qu’ileüt fallu gravir. La maison du grand-mal-tre est peu de chosc, ce serait sur le conti-nent celle d’un particulier de cent mille li-vres de rente. II y a de tres beaux orangers,un grand nombre de jardins inferieurs etde maisons appartenant aux baillis, com-mandeurs, etc. L’oranger en est le princi-pal ornement.

QUELQUES NOTES SUR MALTE .

Ire noie.

Les lies de Malte, du Gozo ct du CaniusWut troi* petites lies voisines les unes des

2* NOIE.

L’ordre de Malte possedait des biens enEspagne, Portugal, France, Italie , Allema-gne. A la suppressiou de l’ordre des Tcm-pliers, celui de Mal Le herila de la plusgrande parlie de leurs biens. Cos biensavaient la möme origine que ceux des moi-nes, c'etaient des donalions faites par lesfideles aus hospitalicrs de Saint-Jean de Je-rusalem et aux Chevaliers du Temple , ebarges d’escorter les pelcrins et de les garantirdes insultes des Arabes. L’intcntion des do—nataires etait que ces biens fussent em-ployes contre les inßdeles. Si l’ordre deMalte avait rcmpli celle intention et quetous les biens qu’il possedait dans les diffe-rens etats cliretiens eussent ete employes ä( faire fa guerre aux barbaresques et ä pro»

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