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povts (neuf et vieux). Le vieux peut conte-mr a l’abri du vent, et d’un cnncmi supe-ri cuv, de s escadres de guerre quclque nom-brei 'ses qu’elles soient. Aujpuvd’hui le Nil 11 arl 'ive ä Alexandrie qu’au inoraent desinondations. On conserve ses eaux dans dev <istes citenies; leur aspect 11011 s frappa. Lavieille enceinte arabe est couverte par le lacMareotis, qui s’etend jusque aupres de latour des Arabes , en Sorte qu’Alexandrien ° s l plus attaquable que du cöte d’Abou-^ir. Le lac Mareotis laisse aussi un peu ädecouvert uuc partic de l’enceinte de lav ^le, au'delli de cclle des Arabes. La co-lonne de Pompee , situee en dohors et ä troisce nts toises de Venceinte arabe, etait jadis
au centre de la ville.
Le general cn chef passa plusieurs jours äarreter los principes des fortiücations de laville. Tout cc qu’il prcscrivit fut exccuteavec la plus grande intelligence par le co-lonel Cretin, l’officier du genie le plus ha-bile de France . Le general ordonna de tc-tablir toute renceinte des Arabes , le travailu’etait pas considerable. On appuya celteenceinte en oeenpant le fort triangulaire,qui cn formait la droito et qui existait en-uorc. Le centre et le cöte d’Aboukir furentsoutenus chacun par un fort. 11s furent eta-blis sur des monticulcs de decombres quiavaiem an coinmanderaent d’une vingtainede toises sur toute la Campagne cten arrie-re de l’enceinte des Arabes. Celle de la villeactuelle futmise en etat comme röduit; maiseile etait domince en avant par un grosmonticule de decombres. II fut occupe parun fort que l’on nomma Cafarelli. Ce fortet l’cnceinte de la ville actucllc, fomaientun Systeme complct, susceptible d’uno lon-gue defense, lorsque tont le roste auraitetel»ris. II fallait de Vartillerie pour occupcrpromptement et solidement ces trois hau-teuvs. La conception et la direction de cesIravaux furent confices ä Cretin.
En peu de mois et avec peu de travaux,il rendit ces trois hauteurs inexpugnablcs;il etablit des maponneries pvesentant des es-carpes de dix-bnit ä vingt pieds, qui met-taient les haltcries entierement i l’abri deloutc escalade, et il couvrit ces maponne-rir-s par des profils qu’U sut menager dansla hauteur; en sorte qu’elles n etaient vuesde nulle po (, 1! -üt faiiu des millinnä et de»
annees pour donucr la lnörne force ä cestrois forts avec un ingenieur moins habile.Du cöte de la mer, on occupa la tour du Ma-rabout, du Phare . On etablit de fortes battc-ries de cöte qui firent un merveilleux effet,toutes les fois que les Anglais se presen-taient pour bombarder la ville. La colonuede Pompee frappe l’imagination cominetout ce qui est sublime. Les aiguilles deCleopätre sollt encore dans le meine empla-cement. En fouillant dans le tombeau, oüa etc enterre Alexandre, on a tronve unepetite statue de dix ä douze pouces en terrecuite, habillee it la grecque; ses cheveuxsont houcles avec beaucoup d’art et se reu-nissent sur le chignon: c’est un petit chef-d’ceuvre. 11 y a ä Alexandrie de grandes ethelles mosqudes, des couvens de copthes,quelques maisons ä l’enropeenne apparte-tenant au consulat.
D’Alexandrie ä Aboukir, il y a qualrolieucs. La terre est sablonneusc et couvertede palmiers. A Vextremite du promontoirod’Aboukir est un forten pierre ; ä six cer.tstoises est unc petite ile. Une tour et unetrentaino de bouches ä feu dans cette Ile assureraient le niouillage pour quelquesvaisseaux de guerre, 4 peu pres comme il’ile d’Aix.
Pour aller a Rosette, on passe le lac Ma-die ä son embouchure dans la mer, qui aCent toises de largeur; des bälimcns deguerre, lirant huit ou dix pieds d'eau peu-vent y entrer. C’est dans ce lac que jadisnne des sept branclies du Nil avait son em-bouchure. Si l’on veul aller k Rosette sanspasser le lac, il faut le tourner; ce quiaugmenlc le chcrain de trois a qnaivelicues.