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Faible minorite dans l’Arm<ünie, dansla Syrie et dans toute l’Asie mineure;parce qu’en outre, ils sont dans110 6tat naturel d’Opposition contreles gens du pays,et ne pourraient,dans aucun cas, se liguer avoc euxP 0Ur retablir la nation syriaque ouaTabe. Toutefois, ceci ne peut s’appli-( iaer ä la Grece oü les chretiens sonten nombre superieur. Les sultans ontfait une grande faute en laissant reu-"is un nombre si considörable deehrötiens. Töt ou tard, cette faute en-trainera la perte des Ottomans .
Fa Situation morale resultant desEfferens interßts, des differentes ra-«es qni babitent l’Egypte , n’echappaPoint u Napoleon, et c’est sur eileWil bätit son Systeme de gouverne-bient. Peu curieux d’administrer lajustice dans le pays, les Francais neieussent pas pu, quand m&me ils au-r aient voulu lc faire, Napoleon en in-Yestit les Arabes , c’est-ä-dire lesscheiks, et leur donna toute la pr6-Ponddrance. Des lors, il parla auPeuplc par le canal de ces hommes,qui 6taicut tout a la fois les nobleset les docteurs de la loi, et interessaainsi ä son gouvernement l’esprit na-tional arabe et la religion du Koran .II ne faisait la guerre qu’aux Mame-lucks; il les poursuivait ä outrance,6t apres la bataille des Pyramide » ilb’en restait plus que des debris. 11cberclia, par la mfeme politique, as’emparer desGophtes. Geux-ci avaientde plus avec lui lesliens de la religion,et seuls ils idaient \ers6s dans l’admi-bistration du pays. Mais quand mömeds n’aüraient pas possfcde cet avan-tage, la politique du general fratq:aisetait de le leur donner, atin de ne pasdependre exclusivement des naturelsGrabes, et de u’avoir pas ä lütter avec'ißgt-cinq ou trente roille hommes
contre la force de l’esprit national etreligieux. LesCophtes, qui voyaientles Mamelucks detruits, n’eurent d’au-tre parti ä prendre que de s’attacheraux Franfais; et par lä, notre armeeeut, dans toutes les parties de l’Egypte ,des espions, des observateurs, des con-tröleurs, des financiers, independanset opposes aux nationaux. Quant auxjanissaires et aux Ottomans , la poli-tique voulait que l’on menageät eneux le grand-seigneur; l’etendart dusultan flottait en Egypte, et Napoleon 6tait persuade que le ministre Talley-rand s’ötait rendu ä Constantinople ,et que des negociations sur PEgypteötaient entamees avec la Porte. LesMamelucks d’ailleurs s’etaientattach^sä humilier, a annuler et desorganiserles milices des janissaires qui £taientleurs rivaux; de l’humiliation de lamilice ottomane etait n6e la döconsi-deration totale du pacha, et le möprisde l’autoritö de la Porte, ä tel pointque souvent les Mamelucks refusaientle miry et cette milice se füt mSmedeclaree tout-ä-fait ind^pendante, sil’opposition des scheiks ou des doc-teurs de la loi ne les eut rattachös äConstantinople par esprit de religionet par inclination. Les scheiks et lepeuple pr6f6raient l’influence de Con-stantinople ä celle des Mamelucks ;souvent m6me ils y adressaient leursplaintes, et quelquefois reussissaientä adoucir Parbitraire des beys.
Bepuis la decadence de l’empireottoman, la Porte a fait des expedi-tions contre les Mamelucks , maisceux-ci ont toujours fini par avoir ledessus, et ces guerres se sont termi-necs par un arrangement qui laissaitle pouvoir aux Mamelucks avec quel-ques modifications passageres. En li-sant avec attention Phistoire des eve-nemens qui se sout passes en Egypte