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Tome sixième.
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EGYPTE .

BATAILLE DES PYBAMIDES,

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journec eonsistait äne pas nous laisser®xöcuter notre mouvement, et ä profi-ter de i’avantage de sa nombreuse ca-Aalerie pour nous attaquer en marcbe.W Partit avec les deux tiers de ses che-vaux (six a sept mille), laissa le restePour soutenir le camp retranclie et en-eourager 1 ’infanterie, et vint, ä la tetecette troupe, aborder le generalttesaix qui s’avangait par l’extremite deootre droite. Ce dernier fut un 010-me bt compromis; la Charge se fit avecbne teile rapidite, que nous crümesfibe la confusion se mettait dans lescarres; le general Desaix, en marche3 la tete de sa colonne, etait engaged <ins un bosquet de palmiers. Toute-fois la töte des Mamelucks , qui tombas 'ir lui, etait peu nombreuse. Leurblasse n’arriva que quelques minutesa P r es, ce retard sufiit. Les cariös<; taient parfaitemenl formes et resu-re ntla Charge avec sang-froid. Legeae-T <d Regnier appuvait leur gauche; Na-poleon, qui etait dans le carre du genö-r al llugua, marcha aussitöt sur le grosdes Mamelucks etse plapa entre le Nil et Regnier. Les Mamelucks furentrcfus par la mitraille et une vive fusil-lade; une trentaine des plus bravesvint mourir aupres du gönöral Desaix;mais lamasse, emportöe par l’instinctdu cheval, tournaautour des carres,ot des lors la Charge fut manquee. Aubnlieu de la mitraille, des boulets, dela poussiere, des cris et de la fumöe,One partic des Mamelucks renlra dansle camp rctranchö, par un mouvementnaturel au soldat, de faire sa retraiteVers le lieu d’oü il est parti. Mourah-Hey et les plus habiles se dirigerent surLizeh. Ce commandant en chef seRouva ainsi separe de son armee. Ladivisiou Bon et Menou, qui formaitbotre gauche se porta alors sur lecamp relranche ; et le general Ram-

pon, avec deux bataillons, fut dötachöpour occuper une espece de deine, en-tre Gizeh et le camp.

§ V.

La plus horrible confusion regnaitä Embabeh; la cavalerie s’etait jete«sur l'infanterie, qui, ne comptant passur eile , et voyantles Mamelucksbattus,se precipita sur les djermes, kaikes etautres bateaux, pour repasser le Nil .Beaucoup lefirent ä la nage; les Egyp-tiens excellent dans cet exercice, queles circonstances particulieres de leurpaysleur rendent necessaire. Les qua-rantepieces de canon, qui defendaientle camp retranche, ne tirerent pasdeux Cents coups. Les Mamelucks ,s’apercevant bientöt de la fausse direc-tion qu’ils avaient donnee ä leur re-traite, voulurent reprendre laroute deGizeh ; ils ne le purent. Les deux ba-taillons, places entre le Nil et Gizeh ,etsoutenuspar les autres divisions, lesrejeterent dans le camp. Beaucoup ytrouverent la mort, plusieurs milliersessayerent de traverser le Nil qui lesengloutit. Ketranchemens, artillerie,pontons, bagages, tout tomba en no-tre pouvoir. De cctte armee de plusde soixante mille hommes, il n’echap-pa que deux mille cinq Cents cavaliers,avec Mourah-Bey; la plus grande par-tie de l’infanterie se sauva ä la nage oudans des bateaux. On porte ä cinqmille les Mamelucks qui furent noyösdans cette balaille. Leurs nombreuxcadavres porterent en peu de joursjusqu’ä Damiette et Rosette, et le longdu rivage, la nouvelle de notre ric-toire.

Ce fut au commencement de cettebataille, que Napoleon adressa aux sol-dats cesparoles, devenues si celebres:da haut de ces jiyramidcs quarantesmlas vom coniemplentll !