Les premicrs pouvaient se raclieteren payant un tribut. Le dogme de1 unite de Dieu que Jesus-Christ etMcü'se avaient si repandu, le Koran le porta dans l’Arabie, l’Afrique etjusqu'aux extremites des Indes . Con-sideröe sous ce point de vue, la reli-§*on mahometane a ete la successiondes deux autres; toutes les trois ontdöracine lc paganisme.
S in.
Ne chez un peuple corrompu, assu-jetti, comprimö, le christianisme prö-cha la soumission et l’obeissance, afinde desintöresser les souverains. IIehercha ä s’etablir par l’insinuation, laPersuasion etla patience. Jesus-Christ,s huple predicateur, n’exer^a aucunPouvoir sur la terre : mon rigne nestP«s de ce monde, disait-il. 11 le prechaitdans le temple, il le pröchait en par-ticulier ä ses disciples. II leur accordale don de la parole , fit des miracles,ne se rövolta jamais contre la puis-sance etablie, et mourut sur unecroix, entre deux larrons, en exe-cution du jugement d’un simple pre-teur idolätre.
La religion mahometane, nee chezune nation guerriere et libre, pröcha
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verses tribus d'Arahes. Toutes furentfanatisees, et une nation entiere sepreeipita sur ses voisins.
Les successeurs de Mahomet regne-rent sous le titre de califes. Ils reunis-saient ä la fois le glaive et l’encensoir.Les premiers califes pröchaienl tousles jours dans la mosquee de Medincou dans celle de la Mecque , et de laenvoyaient des ordres a leurs armees,qui deja couvraient une partie de l’A-frique et de l’Asie . Un ambassadeurde Perse, qui arriva ä Mddine, fut fortötonnö de trouver le calife Omar dor-mant au milieu d’une foule de men-dians sur le seuil de la mosquee. Dans, la suite, lorsque Omar se rendit ä Je-rusalem , il voyageait sur un chameauqui portait ses provisions, n’avaitqu’une tente de toile grossiere, et n’e-tait distingud des autres musulmansque par son extreme simplicite. Durantles dix annöes de son regne, il conquitquarante mille villes, ddtruisit cin-quante mille dglises, fit Mtir deuxmille mosqudes. Le calife Aboubeker,
| qui ne prenait au tresor, pour sa mai-son, que trois pieces d’or par jour,en donnait cinq Cents ä chaque Mos-sen, qui s’ötait trouve avec le pro-phete au combat de Bender.
Les progres des Arabes furent ra-
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l’intolerance et la destruction des in- pides; leurs armöes, mues par e afideles. A l’oppose de Jesus-Christ, natisme, attaquerent ä a ois empireMahomet fut roi! Il declara que toutl’univers devait ötre soumis ä son em-
P’re, et ordonna d’employer le sabrepour aneantir l’idoläitre et l’infidele.Les tuer fut une oeuvre meritoire.Les idolätres qui etaient en Arabie furent bientöt convertis ou detruits.Les infideles qui etaient en Asie , enSyrie, eten Egypte , furent attaques etoonquis. Aussitöt que l’islamisme eutIriomphe ä la Mecque et ä Medine , ilservit de point de ralliemeht aux di-
romain et celui de Perse. Ce dernierfut subjuguö en peu de temps, et lesmusulmans penctrcrent jusqu’auxfrontieres de l’Oxus , s’emparerent detresors innombrables, detruisirentI'empire de Cosroes, et s’avancerentjusqu’ä la Chine . Les victoires qu’ilsremporterent en Syrie , ä Aiquadie, äDyrmonck, leur livrerent Damas ,Alep , Emesse , Cesaröe , Jerusalem .La prise de Pelouse et d’Alexandrie - les rendit maitres de l’Egypte , Tont