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ture. La servante se marie avec le mai-tre.
La loi des Juifs supposait si peu dedistinction entre eux, qu’elle prescritce que la servante doit devenir, lors-qu’elle epouse le fils de la maison. I)cnos jours encore, un musulman acheteun esclave, l’eleve, et, s’il lui plait, l’u-nit ä sa fille et le fait höritier de sa for-tune, sans que cela choque en rienles coutumes du pays.
Mourah-Bey, Aly-Bey, avaient etevendus ä des beys dans un äge encoretendre, par des marchands qui lesavaient achetes eux-mßmes en Circas-sie. Ils remplirent d’abord les plus basoflices dans la maison de leurs maitres.Mais leur jolie figure, leur aptitudeaux exercices du corps, leur bravoureou leur intelligence, les firent arriverprogressivement aux premieres places.II en est de möme chez les pachas, lesvisirs et les sultans. Leurs esclaves par-viennent comme parviendraient leursfils.
En Europe , au contraire, quiconqueetait empreint du sceau de l’esclavage,demeurait pour toujours dans le der-nier rang de la domesticitö. Chez lesRomains l’esclave pouvait 6tre affran-chi, mais il conservait un caracterede-shonnöte et bas; jamais il n’6tait con-sidüre comme un citoyen n6 libre.L’esclavage des colonies, fonde sur ladiflerence des couleurs, est bien plusrigide et plus avilissant encore.
Les rösultats de la polygamie, lamaniere dont les Orientaux conside-rent l’esclavage et traitent leurs cscla-ves, different tellement de nos mceurset de nos idees sur la servitude,que nous concevons difflcilement toutce qui se passe chez eux.
Il fallut ögalement beaucoup detemps aux Egyptiens pour comprcn-dre que tous les Fran?ais n’elaientpas
les esclaves de Napoleon, et encoren’y en a-t-il que les plus edairesd’entre eux qui y soient parvenus.
Tout pere de familie, en Orient,possede sur sa femme, ses enfans etses esclaves, un pouvoir absolu quel’autorfte publique ne peut modifier.Esclave du grand-seigneur, il exerceau dcdans le despotisme auquel il estlui-möme soumis au dehors; et il estsans exemple qu’un pacha ou un olli-cier quelconque ait pßnötre dans l’in-törieur d’une familie pour en troublerle chef dans l’exercice de son autorite:c’cst une chose qui choquerait les cou-tumes, les mceurs et le caractere na-tional. Les Orientaux se considerentcomme maitres dans leurs maisons, ettout agent du pouvoir qui veut excr-cer sur eux son ministere, attendqu’ils sortent ou les envoie cher-cher.
§ VII.
Les mahomötans ont beaucoup decerdmonies religieuses et un grandnombrc de mosquees oü les fidelesvont prier plusicurs fois par jour. Lesfötes sont celöbröes par de grandesilluminations dans les templcs et dansles rues, et quelquefois par des feusd’artilice.
Ils ont aussi des fötes pour leurnaissance, leur mariage et la circonci-sion de leurs enfans; cette derniercest celle qu’ils celebrent avec le pl uSd’affection. Toutes se font avec plus depompe exterieure que les ndtres-Leurs fun6railles sont majcstueuscs, etleurs tombeaux d’une architccturemagnifique.
Aux hcures indiqu6es, les musul"maus font leurs priöres, en quelq uClieu qu’ils se trouvent; les esclaves de-ploient des lapis devant eux, ^