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Tome sixième.
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s’agenouiltent la facc vers l’Orient.

La charitü et l’aumöne sont recom-Wandees dans tous les chapitres duKoran , comme la maniere d’fitre laplus agreable ä Dieu et au prophete.Sacrifier une partie de sa fortune pour'Ks etablissemens publics, surtoutcr euser un canal, un puits, eleverUne fontaine, sont des oeuvres meri-loires par excellence. L’etablissement'l une fontaine, d’un reservoir, se lieKequemment ä celui d’une mosquee;Partout oü il y a un temple, il y a de1 e au en abondance. Le prophete pa-ra ”A l’avoir mise sous la protection del a religion. G’est le premier besoin dudesert, il faut la recueillir et la con-Ser ver avec soin.

Ali a peu de sectateurs dans l’Ara-kie, Tempire ture, l’JSgypte etla Syrie .Kous n’y avons trouvö que les Mutua-l‘ s - Mais toute la Perse jusqu’a l’Induses t de la secle de cc calife.

§ VIII.

Le general en chef alla celebrer laföte du prophete chez le scheik El-Bekir. On commenca par rdciter uneespece de litanie, qui comprenait lavie de Mahomet depuis sa naissancejusqu’a sa mort. Une centaine descheiks assis en cercle sur des tapis etles jambes croisees, en recitaient tousles versets en balantjant fortement lec °rps en avant et en arriere, et tous

ensemble.

Apres cela on servit un grand diner,Pendant lequel on fut assis sur deseoussins, les jambes croisees. Il y avaitUne vingtaine de tables et cinq ou sixPersonnes ä chaque table. Celle du g6nöral en chef et du scheik El-Bekirau milieu; un petit plateau d’unb°i s precieux et de marqueterie fut pla-e6 a dix-huit pouces de terre et couvert

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successivement d’un grand notnbre deplats. C’6taient des pilaux de riz,. des rötis d’une espece particuliere, des en-trües, des patisseries, le tout fort epi-ce. Les scheiks depefaient tout avecleurs doigts. Aussi offrit-on pendant lediner trois fois ä laver les mains. Onservit pour boisson de l'eau de gro-seille, de la limonade et plusieurs au-tres especes de sorbets, et au dessertbeaucoup de compotes et de conütures.

Au total, le diner n’ötait point desa-greable; il n’y avait que la maniere dele prendre qui nous parüt etrange.

Le soir toute la ville fut illumin6e.

On alla apres le diner sur la place El-Bekir, dont l’illumination en verres decouleurs etait fort belle. Il s’y trouvaitun peuple immense. Tous etaient pla-c6s en ordre, par rangs de vingt ä centpersonnes, lesquelles debout et lesunes contre les autres recitaient lesprieresetleslitanies du prophete avecdes mouvemens qui allaient toujoursen augmentant, au point qu’ä la fin ilsparaissaient convulsifs et que quel-ques-uns tombaient en faiblesse.

Dans le courant de l’annüe, le gene-ral en chef acccpta souvent des dinerschez le scheik Sadda, chez le scheikFayonne et chez d’autres principauxscheiks. C’etaient des jours de feiedans tout le quartier. Partout on etaitservi avec la mßme magnificence et ä-peu-prös de la möme maniere.

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