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Tome sixième.
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EGYPTE — USAGES, ETC. 223

C! » r avanes de Darfour et de l’intörieur j sait de le ramasser. Quand cette fem-

rae eut conte ces circonstances dans lebain de Rosette, les autres con^urentune esperance de changement dansles mcenrs, et signerent une demandeau sullan Kebir pour que leurs marisles traitassent de la meme maniere.

de l’Afrique amenent un grand nom-1de belles noires.

§ H.

Les mariages se font saus que les^poux se soient vus; la femme peutbien avoir aperru l’homme, mais ce‘lüi-ci n’a jamais apercju sa fiancee, oudu moins les traits de son visage.

Ceux des Egyptiens qui avaientr endu des Services aux Francais, quel-quefois möme des scheiks, venaientprier le. general en chef de leur accor-der pour femme, teile personne qu’ilsdesignaient. La premiere demande dece genre fut faite par un aga des ja-uissaires, espece d’agent de police quiav ait ('de fort utile aux Francais , et qui jd^sirait öpouser une veuve tres riche ;Ce tte proposition parut singuliere äNapoleon. « Mais vous aime-t-elle? —^on. — Le voudra-t-elle? — Oui, si^°os lui ordonnez. » En effet, aussitötqu’elle connut la volonte du sw ItanKebir, eile accepta, et le mariage cutlieu. Par la suite cela se röpeta fre-quemment.

Les femmes ont leurs Privileges. IIest des choses que les maris ne sau-raient leur refuser sans Stre des bar-bares, des monstres, sans souleverlout le monde contre eux; tel est,P aT exemple, le droit d’aller au bain.Ge sont des bains de vapeur oü leslemmes se reunisscnt; c’est lä que seIfament toutes les intrigues poliliqucs°d autres ; c’est lä que s’arrangent lesMariages. Le göneral Menou ayant^Pouse une femme de Rosette, laI ra 'ta ä la franfaise. II lui donnait laöla in pour entrer dans la salle ä man§er ; la meilleure place ä table; les^eilleurs morceaux ötaient pour eile.Si son mouchoir tombait* U s’empres-

§ III.

L’habillement des Orientaux n’a riende commun avcc le nötre. Au lieu decbapeau, ils se couvrent la töte d’unturban, coiffure beaucoup plus ele-gante, plus commode, et qui etantsusceptible d’une grande difförencedans la forme, la couleur et l’arrange-ment, permet de remarquer au Pre-mier coup-d'ceil la diversite des peu-ples et des rangs. Leur col est libreainsi que leurs jarrets; un Orientalpeut rester des mois entiers dans sonI habillement, sans s'y trouver fatigue.Les differens peuples et les differensetats sont comme de raison habillös demanieres differentes; mais tous ontde commun la largeur des pantalons,des manches et de toutes les formesde leur habillement. Pour se mettreä l’abri du soleil, ils se couvrent descballs, II entre dans les yötemens desbommes comme dans celui des fem-mes beaucoup de soieries, d’etoffes desIndes et de cachemires. Ils ne portentpoint de linge. Les fellahs ne sontcouverts que d’une seule chemise bleueliöe au milieu du corps. Les Chefs desArabes qui parcourent les deserts dansle fort de la canicule, sont couverts descballs de toutes couleurs, qui mettentles differentes parties de leur corps äI’abri du soleil et qu’ils drapent par-dessus leur töte. Au lieu de souliers,les hommes et les femmes ont despantouöes, qu’ils laissent en enlrantdans,les appartemens sur le bord tlsstapis.