MEMOIRES T>E NAVOLEOK.
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une Operation avantageuse, le trösor ygagnait plus de soixante pour cent.Les paras se röpandaient, non seule-ment en Egypte , mais encore en Afri-que et dans les deserts d’Arabie ; et aulieu de göner la circulation et de nuireau change, inconvönient des monnaiesde cuivre, elles les favorisaient. Contöötablit plusieurs manufactures et usi-nes.
Les fours pour faire öclorc les pou-lets, que l’Egypte possede de touteantiquite, exciterent vivement l’ntten-tion de l’institut. I)ans plusieurs au-tres praliques que ce pays tenait detradition, on reconnut des traces quifurent precieusement recueillies com-me utiles ä l’histoire des arts, et pou-vant faire retrouver d’anciens procedösperdus.
Le general Andröossy ref.ut la mis-sion scientilique et militaire de recon-naitre les lacs Menzaleh, Bourlos etNatron. Geoffroy s’occupa del’hisloirenaturelle. Les dessinateurs Dutertre etRigolo dessinaient tout ce qui pouvaitdonner une idee des coutumes et desmonumens de l’antiquite. Ils firent lesportraits de tous les liommes du paysqui s’etaient devouös au gönöral enchef; cetle distinction les flattait beau-coup.
Le general Caffarelly, le colonel Su-kolski, lurent souvent ä l’institut, desmömoires curieux qui ont 6t6 recueil-lis parmi ceux de cette sociötö.
Lorsque la haute Egypte fut conqui-se, ce qui n’eut lieu que dans la secon-de annöe, toute la Commission des sa-vans s’y rendit pour s’occuper de larecherche des antiquites.
Ces divers travaux ont donne lieuau magniüque ouvrage sur l’Egypte ,rödigö et grave dans les quinze pre-mieres annöes de ce siöde , et qui aeoiitü plusieurs millions.
§ XII.
Leclimat est sain dans toute l’Egyp-te ; nöanmoins une des premieres sol-licitudes de l’administration fut la for-mation des höpitaux. Tout 6tait ä fairesous ce rapport. La maison dTbraim"Bey, situde au bord du canal de Rodali,äun quart de lieue du Caire , fut destin^eau grand höpital. On le rendit capablede recevoir cinq cents malades. Au lieude bois de lit, on se servit de grandspanicrs d’osier, sur lesquels on pla-C-ait des matelas de coton ou de laine,et des paillasses que l’on fit avec de lapaille de bld et cellc de mai's qui, nemanquait pas. En peu de temps cethospice fut abondamment fourni detout. On en dlablit de semblables äAlexandrie , ainsi qu’;l Rosette et äDamiette , et l’on donna une grande6tendue aux höpitaux rögimentaires.
Les maux d’yeux ont fort incom-modö l’armee fran^aise en Egypte ; plusde la moitiö des soldats en a ötö at-teinte. Cette maladie provient, dit-on,de deux causes; des sels qui se trou-vent dans le sable et la poussiere, etalfectcnt necessairement la vue, et del’irritation que produit le defaut detranspiration pendant des nuits tresfraiches qui succedent ä des joursbrü-lans. Quoi qu’il en soit des explica-tions, ces ophthalmies rösultent evi'demment du climat. Saint Louis, deretour de son expödition du Levant,ramena une foule d’aveugles, et c’estce qui donna lieu ä l’ötablissement desQuinze-Vingts ä Paris .
§ XIII.
La peste arrive toujours des cöteSet jamais de la haute Egypte . On pl a 'fa des lazarets ü Alexandrie , ö Rosetteet ä Damiette ; on en construisit aussi