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g6n6ra\ en chef Taisonna comme s’ilen 6tait ainsi.
Les divisions Murat, Lannes, Bon,Partirent du Caire, en laissant unebonne garnison dans Ia citadellect _dans les diflerens fort»; la di-v ision Kleber partit de Damiette .Le gönöral Regnier, qui etait dansle Charkieh, eut ordre de laisserflTle colonne de six cents hommes, in-fanterie, cavalerie et artillerie, y com-P^s les garnisons de Beilbeis, Sala-j' e * 1 > Cathieh et El-Arisch , et de se< 7 i Ker sur Rhamanieh. Les differensg fi n6raux qui commandaient les pro-villc es se portercnt avcc leurs colon-nes et ce qu’ils avaient de disponible ,SUr ce point. Le general Desaix eut°rdre d’evacuer la haute Egypte , d’enNisser \a garde aux habitans et il’ar-en toute diligcnce sur le Caire ;
river
de
s orte que, s’il etait nccessaire,
l°ute l’armee, qui comptait vingt-cinq’h'he hommes, dont plus de trois’tt'lle hommes d’excellente cavalerie,et soixante pieces de Campagne biena tlel4es , etait en mouvement pour sereunir dcvant Aboukir. Le nombredes troupes qui furent laissees auCaire , compris les malingres et de-Pöts, n’elait pas de plus de huit d neufCents hommes.
Ee general en chef avait l’espoirde d6truiie Varmee qui debarquait aAboukir, avant que celle de Syrie ,8 d s’en dtait forme une nouvelle de-Puis deux mois qu’il avait quitte cettecontr6e,püt arrivcr devarit le Caire .On savait par notre avanl-garde, quietait ä El-Arisch , que rien de ce quidevait former cette arm6e n’6tait cu-core arrive ä Gaza ; il etait toutefoisNecessaire d’agir comme sil’ennemi,Pendant qu’il' ddbarquait ä Alexan-drie, avait unc armec cn marche surEl-Arisch , et il etait important que le
gendral Desaix eut evacue la hauteEgypte, et füt arrivd au Caire , avant quel’armde de Syrie. , si toutefois il y enavait une et qu’clle se hasardiU & pas-ser le ddsert, put y arriver eile—m6me.
Dans cette circonstance, les scheicksde Gemil-Azar firent des proclama-tions pour 6clairer les peuples sur lesmouvemens qui s’operaient, et empö-clier qu’on ne crüt que les Francaisevacuaient l’Egypte ; ils firent connai-tre qu’au contraire le sultan Ivebir etaitconstant dans ses sollicitudes pour eile.C’est ce qui l’avait port6 a passerle desert pour aller ddtruire l’ar-möe turque qui venait la rnvager;qu’aujourd’liui qu’une autre armöeetait arrivee, sur des vaisseaux , äAboukir , il marchait avecson activitdordinaire pour s’opposer au ddbar-quement et eviter ä l’Egypte les ca-lamitös qui pdsent toujours sur uupays qui est le theätre de la guerre.
§ V.
Arrive a Rliamanieb, Napoldon re-C,ut, le 20 juillet, des nouvelles d’A-lexandrie, qui donnaient le detail duddbarquement de renncmi, de l’alla-que et de la prise de la redoute, et dela capitulation du fort. On annoncaitque l’ennemi n’avait pas encore avan-ce et qu’il travaillait ä des retran-chemens, consistant en deux li-gnes, l’unc qui reunissait la redoutea la nier par des retrancbemens; l’au-tre, ä trois quarts de lieue en avant,avait ln droite et la gauchc soutenuespar deux monticules de sable, l’undominant le lac Madieh, el l’autre ap-puye ä la Mediterranöe; que l’inacti-! vite de l’ennemi depuis cinq jours
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